Fusions, Acquisitions / HSBC / Oddo BHF / Milleis
Fusions, Acquisitions
HSBC / Oddo BHF / Milleis
Oddo et Milleis candidats au rachat de la banque de détail de HSBC en France
Selon les informations de WanSquare, le dossier de la vente des activités de banque de détail de HSBC France, qui traîne depuis plusieurs mois et qui s’avérait tellement peu attrayant que le prix demandé par la banque britannique était quasi-nul, est en train de rebondir. Charles-Henri Filippi, Président de Lazard, et… ancien patron du CCF, donc de HSBC France a trois offres sur son bureau.
Pendant plusieurs mois il n’en a eu que deux émanant l’une de la Société Générale et l’autre de la Banque Postale. Mais toutes deux se sont évanouies avec la crise du coronavirus. La Société Générale a d’autres problèmes à régler et a, par ailleurs, entamé un programme de fermeture d’agences. La voir racheter les agences de HSBC France paraîtrait incongru, même pour un prix symbolique.
Quant à la Banque Postale, elle a d’autres "chats à fouetter" à la suite de son intégration au sein du groupe Caisse des Dépôts. Et son nouvel actionnaire lui a fait comprendre, en termes choisis, que ce n’était pas son job ni sa mission que de racheter des agences comprenant des comptes de particuliers plutôt haut de gamme.
En revanche deux nouveaux candidats plus opportunistes sont apparus. D’abord Milleis Banque (ex Barclays France) qui est une banque privée indépendante dotée de 240 banquiers privés et d’une clientèle de 60 000 familles très fortunées. Dirigée par Nicolas Hubert, un ancien gérant de Lazard, elle semble avoir pris une certaine avance dans les discussions avec le vendeur.
Le deuxième acheteur est le groupe Oddo BHF qui, parti d’une simple charge d’agent de change, a construit un groupe bancaire largement diversifié avec un pied en France et un autre en Allemagne. Sa candidature est sérieuse d’autant que Oddo est une marque reconnue en matière de banque privée. Par ailleurs l’an passé Oddo BHF a vu ses encours clients atteindre 110 milliards d’euros, son produit net bancaire, 585 millions d’euros et ses capitaux propres près de 900 millions d’euros.
D'aucuns auraient bien vu dans cette course le financier Alain Demarolle qui cumule les casquettes. Inspecteur des Finances, responsable des activités du fonds Cerberus pour la France, la Belgique et le Luxembourg, et créateur de My Money Group qui a racheté les activités Antilles Guyane de la Société Générale, il s'apprête à prendre le contrôle de Proxinvest, spécialiste du conseil en matière de politique de vote à destination des investisseurs institutionnels au sein duquel il souhaite s’impliquer à titre personnel. Sa candidature aurait été la seule à ne pas poser de problème social puisqu’un rachat par ses soins n’entraînerait pas de doublons. Mais Alain Demarolle affirme très clairement : "je démens formellement tout intérêt de ma part pour ce dossier". Dont acte !
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