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Professions financières / Goldman Sachs

Professions financières
Goldman Sachs

Les nouvelles ambitions de Goldman Sachs dans le “cash management”

La banque américaine, plus connue pour ses activités de méga M & A ou de trading, a lancé une activité de gestion de trésorerie pour les entreprises. Une initiative qui montre sa volonté de développer des métiers plus traditionnels, après son offensive difficile dans le retail avec Marcus.
Goldman Sachs
Goldman Sachs

Autrefois surnommée “Government Sachs” pour ses relations avec le pouvoir et les puissants de ce monde, Goldman Sachs aspire à être désormais le gestionnaire de trésorerie du quotidien des entreprises. Selon le Wall Street Journal, la banque américaine est en train de lancer la commercialisation d’une activité de gestion de comptes bancaires pour les trésoriers et directeurs financiers d’entreprises, les accompagner pour leurs transferts d’argent réguliers. Une initiative poussée par le CEO David Solomon, qui n’est lui-même pas un trader mais un banquier d’investissement, et qui montre la volonté de ce dernier d’ouvrir la banque vers des métiers plus traditionnels et grand public, à l’image de ce que font ses concurrentes Citigroup, HSBC et JP Morgan. Qui ne génèrent pas des millions de dollars de fees par transaction comme les grands deals M & A qui ont fait la réputation de Goldman Sachs, mais qui sont aussi plus stables et résilients, et peuvent donner lieu à d’importants volumes.

Selon le groupe de recherche Coalition, les banques ont gagné 32 milliards de dollars de revenus sur cette activité en 2019, et Citigroup est le plus gros acteur, avec près d’un tiers de parts de marché et 571 milliards de dollars de dépôts bancaires corporates à fin mars. De son côté, Goldman Sachs a adopté une stratégie intelligente : commencer par être son propre client. C’est ce qu’il a fait à l’été dernier et il a discrètement fait grandir son activité depuis, si bien qu’il compte désormais 175 clients corporates et 20 milliards de dollars de dépôts. Il ambitionne de développer le métier, à travers trois types de services : prêts de dollars pour des dépôts de corporates, prélever des commissions sur des paiements, et des frais de change pour des transferts de devises.

Ce n’est pas la première incursion de Goldman Sachs dans la banque “mainstream”. Elle s’est déjà illustrée en lançant une activité de banque de détail, dénommée Marcus, avec des cartes de crédit et des comptes épargne. Un lancement difficile, tant ce métier requiert des expertises bien distinctes de celui de la banque d’investissement, et coûteux : Marcus a perdu 1,3 milliard de dollars depuis son lancement en 2016, mais qui commence à payer. Cette activité gère désormais 60 milliards de dollars de dépôts et 6,8 milliards de dollars de prêts aux particuliers et de cartes de crédit.

Mais tout comme son activité retail, Goldman Sachs est aussi conscient que personne ne l’attend et qu’il faudra aller chercher chaque client auprès de ses grandes concurrentes. Si bien qu’elle a pour l’instant fixé des objectifs également raisonnables pour cette nouvelle activité : Goldman s’est fixé une cible à 50 milliards de dollars de dépôts et 1 milliard de dollars de revenus annuels tirés du cash management d’ici 2025.

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