Dirigeants, gouvernance / Lagardère / Vivendi / Amber Capital / Groupe Arnault
Dirigeants, gouvernance
Lagardère / Vivendi / Amber Capital / Groupe Arnault
Le Qatar se rebiffe contre Lagardère
Le front des fidèles d’Arnaud Lagardère continue de se fissurer. Après Vincent Bolloré devenu actionnaire du groupe Lagardère, à travers Vivendi, en tant que soutien du fils de Jean-Luc Lagardère, et qui est désormais en guerre ouverte avec lui au point de l’assigner au tribunal de commerce, c’est au tour du Qatar de se rebiffer.
Hier soir, le Qatar Investment Authority, qui est le troisième actionnaire de Lagardère avec une part estimée à 13 % du capital a publié un court communiqué qui prend note de la demande formulée par Amber et Vivendi d’obtenir une représentation au conseil de surveillance de Lagardère. Le fonds souverain "considère légitime que l’ensemble des actionnaires significatifs soient équitablement représentés de manière à retrouver un consensus sur le futur et la stratégie de la société".
Par ailleurs, et c’est assez logique le Qatar se réserve le droit d’être lui aussi représenté au conseil de surveillance compte tenu de sa qualité d’actionnaire de référence de la Société. À noter que ce communiqué a été publié à la veille d’une audience importante qui doit se tenir demain à 14 heures sur ce sujet au Tribunal de Commerce de Paris.
Selon les informations de WanSquare, il s’agit là du travail de lobbying mené par Nicolas Sarkozy, membre du conseil de surveillance de Lagardère, auprès des intérêts Qataris. L’ancien chef de l’État est également un ami proche, de Vincent Bolloré, actionnaire de Vivendi, et de Nicolas Bazire qui a négocié l’entrée du groupe Arnault au capital de LC & M, la holding d’Arnaud Lagardère qui tient aussi les clés de la commandite.
De là à penser que cette intervention du Qatar résonne comme un appel à la pacification du débat entre principaux actionnaires avant que la justice s’en mêle, il n’y a qu’un petit pas que nous franchissons sans difficulté. Car désormais, Amber, Vivendi et le Qatar représentent ensemble près des deux tiers du capital et la moitié des droits de vote. Au seul nom de la démocratie actionnariale, personne même le groupe Arnault, aussi puissant soit-il, ne peut faire fi de ce rapport de force.
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