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Le secteur bancaire français domine le marché européen

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Le secteur bancaire français domine le marché européen

Selon le rapport de l’ACPR paru le 13 octobre sur les chiffres du marché français de la banque et de l’assurance, un tiers des banques supervisées par la Banque centrale européenne sont françaises, ce qui reflète le poids important du secteur hexagonal.
Banque d’Angleterre (BoE) - Londres
Banque d’Angleterre (BoE) - Londres

La France compte 11 banques appartenant à la catégorie significant institutions (SI), qui regroupe les établissements sous la surveillance de la BCE. La consolidation des bilans de ces banques françaises représente 7 464 milliards d’euros, soit un tiers de la totalité des actifs des établissements de crédit de la zone euro considérés comme les plus importants. Par ailleurs, la moitié des banques de la zone euro figurant parmi les banques systémiques mondiales (EIS) est française.

Contrairement à l'Allemagne, le secteur bancaire français présente la singularité d’être particulièrement concentré : 87 % de la totalité des actifs de l’industrie est détenue par les 11 plus grands groupes. Cette concentration permet à la France de figurer dans la fourchette haute de la zone euro en termes de profitabilité, avec un ratio de rendement des fonds propres (return on equity, ROE) de l’ordre de 6,5 %. La tendance à la consolidation devrait se poursuivre puisque les institutions nationales comme européennes encouragent ce phénomène, qui contribue à un abaissement des coûts et à une amélioration des ratios de profitabilité du secteur.

Malgré cette transformation amorcée, les banques françaises et européennes persistent à avoir une rentabilité nettement plus faible que leurs homologues aux États-Unis. Les banques américaines sont deux fois plus profitables que les banques européennes si l’on s’en tient à la comparaison de leurs ROE. Ce ratio est considéré comme faible lorsqu’il est inférieur à 8 % selon le FMI ; or celui du secteur étasunien est de 11,2 % en 2019, contre 5,6 % concernant la moyenne des ROE des banques de la zone euro, selon les données de l’Autorité bancaire européenne.

Cependant, il existe de grandes disparités au sein de la zone, le maillon faible étant l’Allemagne dont le ratio de retour sur fonds propres avoisine les -0,2 %. Une des raisons de cette faible profitabilité est le grand nombre d’établissements régionaux. Les banques allemandes de taille moyenne, au nombre de 1 406, représentent plus de la moitié de la totalité des banques recensées par l’Union bancaire européenne en 2019 dans la catégorie less significant institutions.

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