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Renault met le turbo dans l’électrique

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Renault met le turbo dans l’électrique

Le groupe a présenté deux nouveaux modèles électriques et s’est officiellement lancé dans le défi du bilan zéro carbone d’ici 2050 en Europe.  
Renault
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Après Apple, c’est Renault qui tenait hier une conférence très attendue. Et celle-ci n’a pas déçu. Le nouveau directeur général Luca De Meo, arrivé le 1er juillet, a notamment officialisé l’engagement de la marque au losange dans l’objectif du bilan zéro carbone d’ici 2050 en Europe. A court terme, il s’est engagé à ce que le groupe baisse de 50 % ses émissions de CO2 d’ici à 2030 par rapport au niveau de 2010, en condition de roulage. Mieux, "d’ici à 2022, tous nos nouveaux modèles auront une version électrique ou électrifiée ", a précisé le DG, en soulignant "l’importance de cette proposition dans un marché où dans 5 ans 50 % des véhicules seront électriques ou hybrides". Plus qu’un tournant, c’est une véritable accélération pour le constructeur français. Premier à prendre le virage de l’électrique il y a maintenant 10 ans, il a aussi rassuré quant à sa capacité à respecter les objectifs d’émissions de carbone en Europe pour l’année.

Surtout, ces engagements se sont accompagnés d’annonces concrètes en termes de produits et de transformation d’usines. Côté industriel, "nous étudions la possibilité de convertir l’usine de Flins en un écosystème d’économie circulaire " a indiqué Luca De Meo. Côté automobiles, deux nouveaux modèles électriques ont été présentés. D’abord, une berline nommée Mégane eVision, 5 portes qui bénéficie de la nouvelle plateforme CMF-EV développée par Nissan. Cette nouvelle technologie, qui a coûté plus de 500 millions d’euros d’investissement, ne nécessite que 30 minutes de charge pour 200 kilomètres d’autonomie.  La berline de segment C "symbolise le côté haut gamme hybride-tech", des dires du DG et accentue encore sa nouvelle stratégie axée sur les produits et la rentabilité.

Mais Renault a présenté un autre modèle qui permet à Luca De Meo d'affirmer que "désormais, les privilégiés ne sont plus les seuls à pouvoir passer à l’électrique " : la Spring Electric de la marque d'entrée de gamme Dacia. Il s’agit d’une petite citadine de 4 places qui, si l’on doit en croire la presse spécialisée, pourrait entrer sur le marché avec un prix autour des 10 000 euros, une fois les aides déduites. Avec 225 kilomètres d’autonomie, un peu plus en mode urbain, le modèle est d’abord destiné aux flottes d’autopartage électriques, mais il devrait être commercialisé dans une autre version dès le début de l’année 2021 et pourrait conquérir une clientèle familiale avec un coffre amovible.

Renault a aussi profité de l’occasion pour annoncer trois modèles hybrides pour une gamme Renault E-TECH élargie. Nouvel Arkana E-TECH Hybrid, Captur E-TECH Hybrid et Nouvelle Mégane Berline E-TECH Plug-In Hybrid seront commercialisés en Europe au premier semestre 2021. Globalement les véhicules électriques ont bien marché cette année pour la marque au losange, deuxième vendeur au niveau mondial et premier au niveau européen avec 51 000 exemplaires de la Zoe vendus de janvier à la fin août. Au mois de septembre, la marque a vendu 0,9 % de voitures en 2020 au niveau mondial, selon ses chiffres publiés ce matin. Pour la zone Union européenne à 27 + ALEA + Royaume-Uni, la vente de véhicules particuliers a augmenté de 3,1 % et Renault superforme avec une hausse des ventes de 8,1 % pour le même mois. A midi, le cours gagnait plus de 3 %.  

 

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