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PIB britannique

Macro-économie / Taux / Royaume-Uni / vaccination / économie

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Royaume-Uni / vaccination / économie

Royaume-Uni : le pire est-il derrière ?

En janvier, le Produit intérieur brut britannique a reculé de 2,9 %, par rapport au mois précédent, à cause du confinement. La campagne de vaccination et le calendrier de desserrement des mesures de restriction portent à croire que l’économie aura atteint son point le plus bas en début d’année.
La City - Londres - Royaume-Uni - Angleterre
La City - Londres - Royaume-Uni - Angleterre

C’est moins catastrophique qu’escompté. Alors que le Royaume-Uni faisait face à la fois au Brexit et à un confinement, son Produit intérieur brut (PIB) n’a reculé "que" de 2,9 % en janvier par rapport au mois précédent pendant lequel il avait crû de 1,2 %, selon les données publiées par l’Office national des statistiques (ONS), quand le consensus attendait une contraction d’environ 5 %. L’économie britannique évoluait donc en janvier 9 % en dessous de son niveau d’avant-crise (février 2020).

C’est évidemment la baisse de 3,5 % de l’activité du secteur des services qui a précipité la chute du PIB. Les services destinés aux consommateurs, tels que le commerce de véhicules à moteur et le commerce de détail, ainsi que les services de restauration, ont pris de plein fouet la réintroduction de restrictions dans tout le Royaume-Uni et expliquent près de la moitié du recul du PIB. Par ailleurs, en raison de la fermeture des écoles et contrairement à l'impact des restrictions imposées en novembre, les services d'éducation se sont contractés de 16,3 % en janvier, soit une contribution de plus d’un tiers à la diminution du PIB. "Bien que les activités d'apprentissage à distance soient incluses dans le secteur de l'éducation, la production estimée de ces activités est inférieure à celle de l'apprentissage en classe avant la pandémie", précise l’ONS. "Avec la réouverture des écoles lundi dernier, le secteur contribuera positivement dans les mêmes proportions [de 0,9 point, ndlr] au PIB en mars", signale Paul Dales, chef économiste chez Capital Economics.

À noter que le plus important soutien à l’économie provient également du secteur des services. En effet, les services liés à la santé ont crû de 8,7 % sur un mois (soit une contribution de 0,5 point à la croissance), principalement grâce aux programmes de dépistage et de traçage du coronavirus et de vaccination dans tout le Royaume-Uni.

Selon Paul Dales, janvier devrait être le "point le plus bas pour cette année sachant que la campagne de vaccination et la réouverture de l'économie devraient stimuler un rebond de l'activité". Un avis partagé par James Smith, économiste chez ING qui estime que, "nous devrions commencer à voir une nette amélioration des chiffres du PIB à partir de mars". Dans le plan de desserrement des mesures de restriction présenté par le gouvernement britannique, les commerces non essentiels devraient rouvrir le 12 avril, tandis qu’une levée totale des restrictions est prévue pour l'instant d'ici fin juin. Rappelons qu’au 10 mars, plus d’un tiers (35,45 %) de la population britannique avait reçu au moins une dose de vaccin.

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