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France : les chefs d’entreprise s’enflamment
En France, il n’aura pas fallu longtemps aux chefs d’entreprise pour retrouver le moral. Selon l’Insee, il a même dépassé son niveau d’avant-crise et s’établit même à un niveau inédit depuis… trois ans. L'indicateur synthétique du climat des affaires – il regroupe les services, l’industrie, le bâtiment, ainsi que le commerce de gros et de détail - a augmenté de 12 points ce mois-ci, pour atteindre 108. Comme attendu, cette hausse est le fruit du regain de confiance dans le secteur des services (15 points d’augmentation) qui a particulièrement bénéficié du desserrement des mesures prophylactiques ayant eu lieu au cours du mois de mai. Au sein de l'hébergement-restauration en particulier, le rebond du climat des affaires est "extrêmement vif", note l’Insee.
Par ailleurs, dans le commerce de gros, le climat des affaires, bimestriel, gagne 11 points par rapport à mars, amplifiant la hausse entamée depuis le début de l'année. Dans l'industrie, si le climat des affaires ne gagne que 3 points, ce grâce à la hausse des soldes d'opinion sur les perspectives de production et les carnets de commandes, Il creuse davantage l’écart avec sa moyenne de long terme. Enfin, dans le bâtiment, aucune donnée synthétique n’est disponible mais l’Insee rapporte que "les soldes d'opinion relatifs aux perspectives pour les trois prochains mois sont en hausse, les carnets de commandes jugés bien remplis et les tensions sur l'appareil productif importantes". Attention, l’Insee précise que certes cette amélioration du moral des chefs d’entreprise suggère une forte progression de l’activité économique, mais sans pour autant à ce stade que le niveau d’activité global soit revenu à son niveau d’avant crise. En effet, le dernier point de conjoncture de l’institut statistique prévoyait un écart de 4 % en moyenne sur le troisième trimestre.
Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, on a également appris que la confiance des ménages reprenait du poil de la bête. L'indicateur de l'Insee qui la synthétise a gagné deux points ; à 97 points elle reste cependant en dessous de sa moyenne de longue période de 100. On notera la baisse significative des craintes des ménages concernant l’évolution du chômage, des craintes qui atteignent leur plus bas niveau depuis mars 2020. Concomitamment, la part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner baisse, toutefois le solde ne perd "que" trois points après avoir atteint un sommet historique le mois dernier. Le taux d'épargne des ménages devrait rester élevé jusqu'à la fin du premier semestre et le surplus d'épargne financière cumulé depuis le début de la crise devrait avoir atteint plus de 150 milliards d'euros fin juin, d'après les dernières prévisions de la Banque de France.
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