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PIB Royaume-Uni

Macro-économie / Taux / Royaume-Uni / économie / PIB

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Royaume-Uni / économie / PIB

La croissance britannique poursuit son accélération

En avril, sous l’effet du desserrement graduel des mesures de restriction, le Produit intérieur brut du Royaume-Uni a progressé à un rythme inédit depuis juillet dernier.
Londres - Angleterre
Londres - Angleterre

"Ces chiffres sont un signe prometteur que notre économie commence à se reprendre", a déclaré le Chancelier de l'Échiquier Rishi Sunak. Le Royaume-Uni a enregistré une augmentation de son Produit intérieur brut (PIB) de 2,3 % en avril - en glissement mensuel -, soit la plus forte progression sur un mois depuis juillet 2020, grâce à la levée de certaines restrictions sanitaires, a indiqué l'Office national des statistiques (ONS). Le PIB d'avril se situe désormais 3,7 % en dessous de son niveau de février 2020, avant que les mesures de restriction n’émergent.

Dans le détail, la croissance de l’économie britannique a été portée par les services, avec notamment la réouverture des restaurants et bars en terrasse et celle des magasins et commerces non-essentiels, tandis que l'industrie et la construction ont vu leur activité reculer. Concrètement, en avril, plus de 90 % de l’accélération du Royaume-Uni trouve son origine dans les performances du commerce de détail et de gros, de la réparation de véhicules motorisés ainsi que de l’éducation.

Le bond du PIB en avril nous indique que "les consommateurs sont prêts à dépenser à mesure que l'économie rouvre. Et tous les premiers indicateurs suggèrent que la croissance du PIB a été forte en mai également", affirme Thomas Pugh, économiste chez Capital Economics. Reste que, malgré une campagne de vaccination très bien engagée (environ 60 % de la population britannique a reçu au moins une dose de vaccin), des craintes apparaissent avec l'essor du variant indien.

Si bien que Boris Johnson, Premier ministre du Royaume-Uni, pourrait être amené à repousser la levée totale des restrictions prévue le 21 juin. Pas d'inquiétude pour Thomas Pugh qui juge que repousser l'échéance, "ne ferait probablement que repousser l'augmentation de l'activité de juin à juillet. En conséquence, nous restons convaincus que l'économie retrouvera son niveau d'avant-crise d'ici l'automne, si ce n'est plus tôt".

 

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