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Bernard Arnaud / LVMH / Tod's / Della Valle
Bernard Arnault témoigne de sa fidélité à la dynastie Della Valle
LVMH vient en renfort du chausseur italien Tod’s. Le champion du luxe, qui détient déjà 3,2 % du capital de Tod’s, s’apprête à acquérir ce mercredi une participation supplémentaire de 6,8 %, portant ainsi à 10 % sa détention des parts. "L'amitié avec Diego Della Valle et sa famille remonte à plus de 20 ans. […] Nous sommes très heureux de renforcer encore ce partenariat", a affirmé Bernard Arnault, P.-D.G. de LVMH, selon le communiqué paru jeudi soir.
Le prix convenu est de 33,10 euros par action, soit le cours moyen du titre pendant les quinze jours précédant l'accord. Cela représente un investissement de 74 millions d’euros de la part de LVMH. Le groupe de Bernard Arnault, qui ne subit déjà plus les conséquences de la crise - ayant augmenté ses ventes de 8 % au cours du premier trimestre de cette année (14 milliards d’euros) par rapport à la même période en 2019 - rachètera ces parts directement auprès du fondateur et président de Tod's, Diego Della Valle qui, à l’issue de l’opération, détiendra 63,64 % du capital de sa société. Les conséquences de cette annonce ont été immédiates. Vendredi, le titre de Tod’s côté à la Bourse de Milan, s’adjugeait 11,39 % à 39,32 euros dans la journée.
La nouvelle arrive à point tandis que le chausseur italien, détenu par la famille Della Valle depuis sa fondation en 1978, traverse difficilement la crise. Il déplore un repli de 30,4 % de son activité en 2020 (637,1 millions d'euros). Étonnant contraste entre les grands du secteur – LVMH, Kering, Hermès - au plus haut de leur forme et les plus petits acteurs qui eux, subissent encore la crise de plein fouet, n’ayant pas le même degré de couverture géographique - concentrant davantage leurs activités en Europe et donc plus tributaires du tourisme - ni la même amplitude de produits.
Le groupe Tod’s – qui détient par ailleurs les marques Fay, Hogan et Roger Vivier - était qui plus est déjà en mauvaise posture avant que la crise ne survienne : l’année 2020 représente le cinquième exercice consécutif de déclin de ses ventes et son chiffre d’affaires a été divisé par deux au cours de ces cinq années. Il démontre cependant pour la seconde fois en un mois sa volonté de voir remonter sa cote : le groupe a annoncé le 8 avril dernier l’entrée à son conseil d’administration de la célèbre "influenceuse" italienne Chiara Ferragni. Le titre s’était alors immédiatement envolé de 14 %, les investisseurs percevant l'arrivée de Chiara Ferragni comme une gageure d'un regain de croissance pour le groupe.
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