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Eramet
Eramet se relève grâce au nickel
Bon début d'année pour le groupe minier français Eramet, qui, après avoir traversé nombre de difficultés l'an dernier, voit finalement ses ventes progresser. La crise sanitaire avait ralenti l’exploitation minière et provoqué une chute des cours de certains minerais et métaux, manne du groupe exploitant.
Mais le premier trimestre témoigne d’une reprise. La hausse des cours des matières premières - le cours du minerai de manganèse s'est apprécié de 7 % et celui du ferronickel de 30 % - et la poursuite de la hausse des niveaux de production d'Eramet, se sont traduites par une croissance de 8 %, en glissement annuel, de ses ventes. Tandis que pour cette activité saisonnière, le premier trimestre n’est traditionnellement pas le meilleur, son chiffre d’affaires des mois de janvier à mars s’élève à 838 millions d’euros, contre 774 millions d’euros l’an passé à la même période, qui avait pourtant été peu concernée par les conséquences de la crise. Cette performance, ainsi que la tendance favorable des prix, vaut à Eramet de confirmer ses objectifs opérationnels - soit un Ebitda de 600 millions d'euros - pour cette année. Le titre de la société cotée en Bourse a bondi de 6,3 % à 60,85 euros dans le sillage de cette annonce.
En effet, ses ventes de minerais et métaux ont progressé de 18 % à 683 millions d’euros, une hausse que le groupe attribue à parts égales à l'effet volume (9 %) et à l'effet prix (9 %). L'évolution la plus notable est celle des ventes de nickel, provenant essentiellement d'Indonésie, qui a augmenté de 58 % avec trois millions de tonnes de minerai produit à Weda Bay (Indonésie). Ses ventes de minerai de manganèse et de minerai de Nouvelle-Calédonie – qui pèsent au total pour 48 % de son chiffre d’affaires - ont également progressé, de 8 %. Seule exception, son exploitation de sable minéralisé au Sénégal - de moindre importance que celle de manganèse et de nickel - qui est en baisse de 20 %.
Cette reprise permet au producteur de compenser la faiblesse de ses ventes d’alliages haute performance, qui continuent de chuter (en recul de 21 %) sous l'effet de la crise de l’aéronautique. Ainsi, sa division Aubert et Duval - qui est en vente - a réalisé un niveau d’activité 27 % inférieur à celui du premier trimestre 2020. Si Eramet n’a pas retenu l’offre de reprise qui lui a été soumise, la cession de cet actif reste l’option privilégiée par le groupe, selon sa présidente et directrice générale Christel Bories.
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