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L'e-commerce explose tous les standards en vigueur
Le premier trimestre 2021 vient confirmer une année 2020 résolument tournée vers le commerce en ligne, selon le département recherche de Salesforce, qui a observé que 14,1 % des ventes au détail dans le monde se faisaient en ligne en 2021. Leurs projections tablent sur une hausse de 22 % d'ici 2023. Cette hausse repose en partie à un changement d'habitude des consommateurs, plus de la moitié des consommateurs ayant modifié leurs comportements suite à la pandémie. Près de 56 % déclarent avoir effectué moins d'achats dans des magasins physiques et 54 % ont répondu qu'ils effectuaient désormais davantage d'achats en ligne.
Cette modification de comportement entraîne un changement dans la demande de biens ; cette nouvelle donnée doit donc être intégrée dans l’offre de bien et in fine par les entreprises. Ces dernières ont bien saisi qu’il fallait s’adapter au changement des habitudes de consommation. Et il y a immédiatement une très grande différence d'efficacité suivant la catégorie d’entreprises qui a recours à des stratégies pour capter les ventes numériques : plus une entreprise est performante, plus elle va tirer profit d’une exposition numérique, même s’il est difficile d’établir une causalité. On ne peut pas distinguer les entreprises déjà performantes et qui grâce au web vont l'être d'autant plus, de celles qui sont avant tout performantes grâce à une présence numérique efficace.
Néanmoins, en analysant les données publiées par la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (FEDAV), on peut noter un effet taille très important, en France, puisque près des trois quarts des sites au chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros annuels vont être rentables quand uniquement 65 % des sites au volume annuel inférieur à 10 millions d’euros le sont. Ce qui accrédite la thèse d’une présence en ligne où il est très compliqué pour les petits acteurs d’exister, puisqu’ils sont écrasés par la présence numérique des poids lourds du secteur. De la même façon, quand les sites des TPE/PME sont 49 % à augmenter leurs effectifs en 2020, les sites leaders sont 56 % à le faire.
Passé ce constant, il y a une forte croyance, tous continents et secteurs confondus, dans le potentiel d’une demande de plus en plus friande de vente à distance. Cette croyance dépasse le seul cadre de la vente aux particuliers qui passent de plus en plus de temps sur leurs écrans : la prise de conscience de l’importance de la transformation numérique de nos économies s’applique aussi aux ventes entre entreprises. Ce sont près de 65 % des entreprises BtoB qui classent au premier rang de leurs priorités l’investissement dans l’e-commerce. La raison de cet investissement est la croyance, pour plus de la moitié des responsables d’entreprises, que l’e-commerce représentera plus de 50 % de leurs revenus BtoB dans les trois années à venir.
Plus qu’une croyance, il s’agit d’une véritable nécessité de s’adapter aux attentes des clients, plutôt que d’uniquement leur proposer un produit via un autre canal ; la Fedav a pu observer que seuls 39 % des commerces indépendants français et allemands vendant sans recours à la vente en ligne étaient en croissance contre 52 % des commerces qui y ont recours. Ce n’est définitivement pas une opportunité d’investir que constitue l’e-commerce, mais bel et bien une question de survie.
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