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Macro-économie / Taux / riches / pauvres / Institut des politiques publiques / niveau de vie

Macro-économie / Taux
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Les plus riches sont les grands gagnants du quinquennat

Sous la présidence d'Emmanuel Macron, les ménages ont vu leur niveau de vie évoluer de manière hétérogène suivant leur niveau de vie. L'Institut des politiques publiques révèle dans un rapport que les plus pauvres se sont appauvris et que les plus riches se sont enrichis.
Emmanuel Macron - Albert Cara / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP
Emmanuel Macron - Albert Cara / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP

"Les riches c’est fait pour être très riches et les pauvres très pauvres !" s’exclamait Louis de Funès dans La Folie des Grandeurs. C'est ce qu'a constaté l'Institut des politiques publiques (IPP) dans l'une de ses études. En effet, sous le quinquennat actuel, les 1 % les plus riches sont ceux ayant connu la progression la plus importante de leur niveau de vie (+2,8 %). Le millième le plus riche a même connu une évolution positive de 4,1 %. Quant aux 5 % les plus pauvres, ils sont la seule partie de la population française à avoir vu leur niveau de vie régresser. Ils ont particulièrement subi la hausse des taxes sur l’énergie et le tabac. Ce bilan contredit celui de la Direction du Trésor effectué par déciles. D'après ce dernier, les gains les plus importants reviennent aux 10 % les moins riches de la population (+4 %), contre +2 % pour les 10 % les plus aisés. Cette différence provient du fait que le gouvernement a intégré dans ces calculs des mesures décidées sous le quinquennat précédent et qui sont entrées en vigueur en 2018. Tandis que l'IPP n'a pris en compte que les mesures décidées entre 2017 et 2022.

Les ménages français ont profité depuis 2017 d’une baisse de 28,1 milliards d’euros d’impôts : la diminution des impôts sur le revenu, la suppression de la taxe d’habitation (totale et effective en 2023) et la transformation de l’impôt de la solidarité sur la fortune en impôt sur la fortune immobilière. A contrario, ils ont subi une perte de 4,2 milliards d’euros sur les prestations sociales avec la diminution des aides au logement, de l’assurance-chômage et la sous-revalorisation des retraites.

Parmi les classes populaires, le 7e et le 14e centièmes sont ceux qui ont connu la meilleure augmentation, de 2,3 %. Ils ont bénéficié du renforcement de la prime d’activité versée à ceux qui travaillent et de la revalorisation du minimum vieillesse pour les retraités les plus modestes. Il ressort également de cette étude que le travail a été favorisé. En effet, en moyenne les ménages actifs voient leur niveau de vie croître de 3,5 %. Cependant, lorsque seules les mesures socio-fiscales non liées à l’activité sont prises en compte, il en résulte que les hausses de niveau de vie qui en découlent sont d’autant plus fortes que le revenu des ménages est élevé. Dans l’ensemble, le niveau de vie pour les Français a augmenté, cependant de manière hétérogène.

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