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Schneider Electric / équipements électriques

Schneider fait partager son optimisme

Le géant des équipements électriques basse tension a communiqué des objectifs financiers ambitieux pour 2024 et à plus long terme, convaincu de surfer sur les bonnes tendances lourdes. Les investisseurs partagent cette opinion.
Schneider Electric
Schneider Electric

Dans un océan d’incertitudes déversé par l’apparition du nouveau variant Omicron qui pousse les marchés actions dans le rouge, Schneider Electric s’est distingué en publiant des objectifs ambitieux à l’occasion de sa journée destinée aux investisseurs hier mardi.

Le leader mondial des équipements électriques pour l’énergie et les automatismes industriels prévoit ainsi une croissance organique de son chiffre d’affaires (donc sans l’apport d’éventuelles acquisitions à venir et à change constant) de 5% à 8% par an jusqu’en 2024 compris, et supérieure à 5% "sur l’ensemble du cycle économique" (comprendre "à long terme"). Ce qui se compare favorablement aux exercices passés : si l’on retire l’année 2020 (marquée par une baisse de 4,7% du revenu en raison de la pandémie), le chiffre d’affaires organique de Schneider a progressé en moyenne de 4,7% au cours entre 2017 et 2019 et de 3,3% entre 2016 et 2019. Qui plus est, la fourchette est assez nettement supérieure au consensus des analystes, qui ressort à 5,4% pour 2022, à 4,9% pour 2023 et à 3% sur l’ensemble du cycle économique.

En termes de rentabilité, le groupe dirigé par Jean-Pascal Tricoire prévoit une amélioration de 30 à 70 points de base (bp) par an de sa marge opérationnelle ajustée d’ici à 2024. Le groupe a indiqué fin octobre qu’il prévoyait d’atteindre entre 16,9% et 17,2% de marge en 2021 (il avait communiqué une fourchette de 16,7 à 17,1% en avril dernier).

Schneider entend enfin dégager un flux de trésorerie disponible d’environ 4 milliards d’euros au plus tard en 2024, ce qui serait un montant record depuis les 3,67 milliards affichés l’année dernière. Le groupe a montré ses dernières années sa capacité à générer d’importants cash-flows : il a en 2020 franchi la barre des 3 milliards pour la deuxième année consécutive. A plus long terme, l’accroissement de la marge comme le cash-flow est également considéré comme "possible" par le groupe.

Signe supplémentaire de l’optimisme du groupe, sa directrice financière Hilary Maxson a précisé que ces prévisions prenaient en compte les perturbations dans les chaînes d’approvisionnement au cours des prochains trimestres.

Schneider compte sur ses capacités à la fois à maîtriser ses coûts et à accroître ses prix. Mais son optimisme repose aussi sur l’adéquation de ses activités avec les "mégatendances" économiques et sociétales : plus de numérisation, plus d’électrification et plus de durabilité. Le groupe a ainsi misé gros sur les logiciels industriels, comme en témoigne l’acquisition par sa filiale Aveva d’OSIsoft l’année dernière, dans la collecte et l’analyse de données pour l’industrie, pour plus de quatre milliards d’euros. Il s’est également fixé, à travers son programme "Zero Carbon Project" en avril 2021, d’ambitieux objectifs de réduction d’émissions de CO2 (35% de ses émissions de Scope 3 avant 2030) et à ses fournisseurs, qui représentent plus de 70% de ses émissions.

La crédibilité de Schneider auprès de ses actionnaires et des investisseurs repose également sur ses performances financières et commerciales des années passées : il a atteint les objectifs de son plan stratégique précédent dès 2019 et a amorti la crise sanitaire en 2020, tandis que l’exercice en cours promet d’être particulièrement solide – l’on sait d’ores et déjà que les comptes seront supérieurs à ceux de 2019 (le chiffre d’affaires aux neuf premiers mois 2021 s’est déjà inscrit en hausse de 15% sur un an, à 21 milliards d’euros). Plusieurs courtiers ont indiqué qu’ils relèveraient leurs anticipations concernant l’entreprise suite à la journée d’hier. Les investisseurs partagent cet optimisme : l’action a terminé en hausse de 3,3% à 156,22 euros, réalisant la plus forte hausse du CAC 40, qui lui a terminé en légère baisse (-0,81%).

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