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Entreprises / Actions / Schneider Electric / Jean-Pascal Tricoire / journée investisseurs

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Schneider Electric / Jean-Pascal Tricoire / journée investisseurs

Schneider Electric va bien

L'entreprise, qui fête presque deux siècles d'existence, se porte très bien. Ce matin, son PDG Jean-Pascal Tricoire est venu confirmer les ambitions hautes et réalistes du groupe à l'occasion d'une journée investisseurs.
Jean-Pascal Tricoire - Schneider Electric
Jean-Pascal Tricoire - Schneider Electric

Schneider Electric organise tout au long de la journée une réunion avec ses investisseurs et ses analystes financiers, pour partager la stratégie du groupe et ses nouvelles priorités en termes d'exécution. Le numéro un mondial des équipements pour la gestion de l'énergie a déjà confirmé ses objectifs de l'année en cours, soit un chiffre d'affaires en croissance de 3 à 6 % et une hausse organique de sa marge d'Ebita ajusté, comprise entre 20 et 50 points de base. Le Groupe réitère aussi son ambition à moyen terme, et sa stratégie pour atteindre une amélioration de la marge d'Ebita ajusté de +200 points de base d'ici 2021, une étape forte dans l'ambition de la société. 

Pour honorer ces engagements, le PDG Jean-Pascal Tricoire mise sur de la croissance organique, une simplification et une efficacité organisationnelles et compte poursuivre des gains de productivité industrielle à un peu plus d'un milliard d'euros sur la période 2019-2021. Pour l'homme qui était hier au Global Compact France - un cadre volontaire d'engagement écologique et social du monde de l'entreprise - qu'il dirige, la transition énergétique et l'industrie du futur devraient conduire à de forts niveaux investissements. 

Des dépenses qui ne devraient pas impacter la marge, puisque le groupe prévoit qu'elles seront entièrement financées par une productivité accrue sur les coûts de fonction support (back office, middle office et fonctions globales). Une initiative qui devrait cependant porter le coût de restructuration annuel moyen à un niveau compris entre 200 et 250 millions d'euros sur les quatre prochaines années. 

Cette journée investisseurs confirme que le groupe poursuit sa mue sous la direction de Jean-Pascal Tricoire, depuis la franche reprise des ventes en 2017 et après cinq ans de décroissance. L'acquisition d'Asco Power devrait lui concéder une position leader sur le marché des commutateurs de transfert automatique, ces petits appareils qui permettent de modifier le déplacement du courant électrique dans un circuit. La seule tension tient encore peut-être aux soupçons d'entente avec Legrand, Rexel et Sonepar pour qui les amendes pourront se chiffrer à des centaines de millions d'euros. Mais l'affaire devrait prendre plusieurs années avant d'être traitée, et dans le cas où la faute s'avère vérifiée, Schneider Electric pourra payer. Lui qui a su assainir sa situation financière, notamment grâce à la cession à Framatome de l'activité nucléaire de contrôle-commande l'an dernier, ce qui lui a permis d'investir 1,2 milliard d'euros en R&D au titre de 2018.

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