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Entreprises / Actions / Schneider Electric / Jean-Pascal Tricoire / gestion de l’énergie / automatismes industriels / Corporate Knights

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Schneider Electric / Jean-Pascal Tricoire / gestion de l’énergie / automatismes industriels / Corporate Knights

Schneider Electric dans le cockpit de la transition énergétique / La croissance organique de l’entreprise s’accélère

Schneider Electric a confirmé ses objectifs financiers pour 2022 après des ventes supérieures aux attentes au troisième trimestre. Avec une activité positionnée à plus de 90% sur la consommation d’électricité, le groupe profite de l’accélération des tendances en faveur de la transition énergétique.
Jean Pascal Tricoire, PDG de Schneider Electric - Eric TSCHAEN/REA
Jean Pascal Tricoire, PDG de Schneider Electric - Eric TSCHAEN/REA

"Nous observons partout une forte demande pour la numérisation et l’électrification". Le propos émane de Jean-Pascal Tricoire, le président-directeur général du géant mondial de l’équipement électrique et des automatismes industriels Schneider Electric. Le groupe, auquel appartient pour quelques semaines encore Luc Rémont, le futur patron d’EDF, vient d’enregistrer une croissance de 21,6% de ses ventes au troisième trimestre, celles-ci s’étant élevées à 8,78 milliards d’euros sur la période, au-dessus des 8,47 milliards d’euros anticipés par le consensus des analystes.

Une performance gonflée par la variation des taux de change. Celle-ci a apporté 8,3% de chiffre d’affaires supplémentaires, soit 594 millions d’euros sous l’effet principalement du renforcement du dollar américain et du yuan chinois face à l’euro.

Hors cet effet d’aubaine lié à l’orientation favorable des devises, et compte tenu d’un effet périmètre positif mais négligeable, avec une contribution des acquisitions nette des cessions de 0,2% sur le chiffre d’affaires, la croissance organique de l’entreprise a atteint 12,1%. Elle suit une trajectoire ascendante que les analystes n’avaient pas anticipé. Le consensus visait 10,3%, comme au deuxième trimestre, après la hausse de 9,8% du premier.

 

De moindre tensions logistiques

 

Les deux métiers de l’entreprise ont contribué de façon égale à cette forte croissance, la gestion de l’énergie ayant généré une croissance organique de 12,1% tandis que celle des automatismes industriels atteignait 12%.

Il faut dire que certains vents contraires soufflent moins forts. Bien que toujours exposé à des tensions en matière d’approvisionnements en composants électronique, "les pressions sur la chaîne logistique mondiale se sont progressivement atténuées au troisième trimestre, en particulier dans le secteur des automatismes industriels", observent les analystes de la banque suisse UBS.

Dans le même temps, Schneider Electric bénéficie de la bonne orientation de ce que le groupe appelle "ses leviers de croissance additionnelle" : les services, les logiciels et le développement durable, avec en particulier "une dynamique soutenue dans nos activités liées à la transition énergétique dans les économies matures", a tenu à souligner Jean-Pascal Tricoire. La croissance des offres de logiciels de gestion de l’énergie a dépassé 20% au troisième trimestre, de même pour les offres de développement durable, portées par l’Amérique du Nord et qui bénéficient aussi d’ "une bonne impulsion" de l’Europe de l’Ouest.

 

Perspectives 2022 confirmées

 

La transition énergétique n’est pas un vœu pieu pour Schneider Electric, désigné comme l’entreprise la plus durable du monde l'an dernier par Corporate Knights, et classée quatrième cette année, avec un chiffre d’affaires considéré comme "vert" à plus de 70% au sens de la taxonomie européenne. "Les initiatives des clients en matière de développement durable, la mise en place de nouvelles technologies et la transformation numérique ont un impact de plus en plus positif", a souligné jeudi le groupe en confirmant ses objectifs financiers pour 2022.

L’entreprise prévoit toujours une hausse organique de son résultat opérationnel (Ebita) ajusté comprise entre 11% et 15% cette année, grâce à une croissance organique de son chiffre d'affaires située entre 9% et 11%. Le groupe a également maintenu sa prévision d'une marge d'Ebita ajusté en croissance organique de 30 à 60 points de base, soit dans une fourchette comprise entre 17,7% et 18%.

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