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Lydia / French Tech

Lydia rejoint les rangs des licornes françaises

Le monde de la French Tech compte une licorne de plus suite à la levée de fonds bouclée par Lydia. Le spécialiste du paiement mobile est parvenu à lever 103 millions de dollars la semaine passée, un tour de table qui le valorise à un peu plus d'un milliard. 
Application Lydia. Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Application Lydia. Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

La France compte désormais 21 licornes, ces start-up non cotées qui la valeur atteint au moins le milliard de dollars : le nouveau venu dans ce club fermé s'appelle Lydia, une plate-forme spécialisée dans le paiement en ligne. Elle vient de lever 103 millions de dollars, qui lui permettent d’atteindre une valorisation supérieure à un milliard.

Ont participé à cette souscription tant des partenaires de longue date - tels que Tencent, Accel et Founders Future - que des nouveaux investisseurs, comme les deux fonds américains Dragoneer et Echo Street. Forte de ces nouvelles ressources, elle désire aujourd’hui franchir un cap en cherchant d’une part à s’étendre géographiquement et d’autre part à étendre le champ de ses activités. En moins de dix ans, la société française a réussi à compter plus de 5,5 millions d’utilisateurs et se fixe des objectifs ambitieux pour l’avenir : à l’issue des quatre prochaines années, elle veut que la plateforme soit le compte principal de dix millions d’Européens.

Afin de parvenir à cet objectif, l’entreprise française détaille ses investissements à venir, avec en premier les ressources humaines puisque " Lydia entend embaucher près de 800 personnes dans les trois prochaines années (dont 160 en 2022)". Une démarche qui est en droite ligne avec l’ouverture d’un bureau au Portugal, avec l’ouverture d’une antenne espagnole et de ses prospections en Allemagne et en Italie.

Une victoire pour la French Tech

Néanmoins, les développements à venir du groupe ne seront pas uniquement géographiques, puisqu’ "élargir ses offres de crédit et d’investissement est également à l’ordre du jour ". Loin des paiements immédiats des débuts de Lydia, aujourd’hui de nombreux services financiers sont développés ou en train de l'être comme de la gestion de compte de courants ou encore des possibilités de voir son épargne rémunérée. Très récemment la possibilité de faire du trading depuis l’application Lydia est apparue - en partenariat avec l’autrichien BitPanda - et ce à partir de montants très raisonnable puisque le montant minimum est de 1 euro. Le but est de surfer sur l’intérêt grandissant des particuliers pour les activités de trading, un élan que l’Autorité des marchés financiers voit dans les 400 000 nouveaux investisseurs particuliers enregistrés au premier trimestre 2021. Lydia veut donc être un acteur complet où les consommateurs vont avoir l’offre la plus complète possible du marché que ce soit pour les moyens de payements et tous les autres types de services financiers possibles.

L'arrivée de Lydia parmi les licornes est un signe de succès de plus pour la Mission French Tech, formée pour faire vivre le label créé en 2014. Les pouvoirs publics lui ont fixé l'objectif d'amener le nombre de licornes françaises à 25 en 2025. C'est en bonne voie puisqu'avec Lydia, l'Hexagone en compte déjà 21. Quelques jours avant l'annonce de cette nouvelle levée de fonds, le cap symbolique des 10 milliards de dollars de fonds levés a été franchi par les start-ups françaises. Kat Borlongan - responsable de la mission French Tech jusqu'à l'été dernier - avait confié à WanSquare que l’Élysée voulait que "les géants de la tech de demain soient aussi français, mais sans sacrifier les valeurs de la France".

 

 

 

 

 

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