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Renault accélère son redressement

Le constructeur automobile a atteint ses objectifs d’économies et de réduction du point mort largement en avance. Les investisseurs apprécient.
Luca de Meo, directeur général de Renault
Luca de Meo, directeur général de Renault

L’année 2021 a été difficile pour l’industrie automobile, tant en termes de ventes – plombées par la pénurie de semi-conducteurs et l’engorgement des ports de marchandises – qu’en termes boursiers. Elle a été d’autant plus exigeante pour Renault, dont l’action a perdu près de 50% depuis le 16 novembre 2018 (la séance précédant l’arrestation de son ancien PDG Carlos Ghosn) et qui se trouve au milieu d’un plan de redressement vital pour sa survie.

Mais le groupe au losange voit poindre une éclaircie à l’horizon : précisément concernant son redressement. Après avoir accusé une perte historique de 8 milliards d’euros en 2020 (victime à la fois de la crise sanitaire – qui a particulièrement affecté le secteur automobile – et de ses difficultés opérationnelles), il a d’ores et déjà atteint deux objectifs de son plan de redressement "Renaulution" : les économies et la baisse du point mort, a révélé Luca de Meo, directeur général arrivé en juin 2020, lors d’un événement avec la presse organisé hier au Technocentre, le centre de R&D du constructeur à Guyancourt, dans les Yvelines.

Renaulution a repris l’objectif d’économies du plan "2022" (présenté en mai 2020) de 2 milliards d’euros de baisse de coûts fin 2022. Mais ce montant a été atteint en octobre dernier. Renaulution cible le montant des économies à 3,5 milliards d’euros en 2023 et 5 milliards en 2025. Concernant le point mort (niveau de ventes à partir duquel le groupe devient rentable), le plan demande une réduction de 30% entre 2020 et 2023. Cet objectif a été atteint en fin d’année, avec deux ans d’avance donc. On peut donc s’attendre à ce que Renault réévalue ses objectifs de point mort et d’économies à 2023 et 2025 à l’occasion de la publication de ses comptes 2021, le 18 février.

Troisième élément montrant que le constructeur a accéléré dans l’atteinte de ses ambitions, il estime désormais pouvoir convertir l’ensemble des ventes de la marque Renault en Europe à l’électrique en 2030, contre une proportion de 90% prévue précédemment.

Sur l’année 2022 en général, Luca de Meo est resté prudent : "nous sommes relativement confiants pour 2022, mais nous savons que le monde est volatil et incertain", a-t-il déclaré, soulignant la persistance de difficulté d’approvisionnement en semi-conducteurs, principalement au premier semestre. La pénurie a déjà coûté au groupe une perte de production de 500 000 véhicules.

Luca de Meo n’a pas modifié les attentes du groupe pour 2021. Ces attentes avaient été confirmées en octobre dernier, notamment une marge opérationnelle annuelle de 2,8% et un flux de trésorerie disponible opérationnel positif dans l’activité automobile. La directrice financière Clotilde Delbos a déclaré que le constructeur espérait rembourser dès que possible le solde du Prêt garanti par l’Etat de trois milliards d’euros souscrit au plus fort de la pandémie.

Après trois séances dans le rouge, l’action Renault a rebondi hier à la Bourse de Paris en terminant en hausse de 4,6% à 33,88 euros.

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