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Jacques Aschenbroich passe le témoin chez Valeo à un moment de turbulence

Christophe Périllat est depuis hier le nouveau directeur de l'équipementier automobile. Les perturbations liées à la pandémie ont pesé sur son cash flow en 2021, alors que la marge d'Ebitda et le chiffre d'affaires ont tenu bon.
Christophe Périllat, nouveau directeur général de Valeo - DR
Christophe Périllat, nouveau directeur général de Valeo - DR

Etape historique pour Valeo : hier, Jacques Aschenbroich, alors encore PDG de l'équipementier automobile français, a cédé à 67 ans son poste de directeur général à Christophe Périllat, âgé de 56 ans. Il en restera le président jusqu'en 2023. Le passage de témoin n'est absolument pas une surprise : le plan de succession avait été présenté le 27 octobre 2020 et Christophe Périllat a été promu directeur général délégué en mai dernier, à l'occasion de l'assemblée générale.

Un processus mené dans la transparence et sans anicroche, en faveur d'un dirigeant qui connaît le groupe intimement (il y officie depuis l'an 2000), ne sera pas de trop pour faire naviguer le paquebot qu'est devenu Valeo dans des eaux encore tumultueuses. Cela pourrait même devenir une forme de bizutage pour les patrons de l'ancien Ferrodo France. Jacques Aschenbroich a pris le commandement de Valeo en 2009, un an après la crise financière qui plongera les comptes du groupe dans le rouge deux exercices de suite. On en est bien loin aujourd'hui (Valeo est le dixième équipementier mondial par le chiffre d'affaires et les clients français ne pèsent plus que 15% des revenus). Mais les temps restent troublés par la crise sanitaire, en particulier les pénuries de semi-conducteurs et les goulets d'étranglement que connaissent les chaînes d'approvisionnement mondiales, qui pèsent sur le marché automobile depuis deux ans.

Ces circonstances ont d'ailleurs fait manquer à Valeo son objectif de flux de trésorerie libre pour l'exercice 2021, comme en témoignent les résultats préliminaires (dont non audités) qu'il a également publiés hier. Ce flux atteint seulement 290 millions d'euros, alors que l'équipementier prévoyait - selon sa communication d'octobre - un montant compris entre 330 et 550 millions d'euros. La maîtrise des investissements et des frais de R&D n’ont pas suffi à compenser "l'augmentation des stocks de 430 millions d'euros, hors outillage, résultat d'une augmentation volontaire des stocks afin d'approvisionner les clients sans interruption face à la pénurie de semi-conducteurs, de la volatilité de la production des clients [les constructeurs automobiles, ndlr] et des perturbations du fret maritime entraînant une augmentation des stocks 'en transit'", explique Valeo dans un communiqué. Mais le groupe précise que ces éléments sont "temporaires" et assure qu'ils seront "complètement résorbés, ce qui contribuera ainsi de manière positive à la génération de cash flow libre en 2022". Christophe Périllat parie en effet sur une amélioration des conditions d'approvisionnement cette année.

Les autres éléments financiers communiqués sont d'ailleurs plutôt positifs. Le chiffre d'affaires atteint ainsi 17,3 milliards d'euros et dépasse légèrement la fourchette prévue (entre 16,9 et 17,2 milliards), soit une hausse de 5% par rapport à 2020 - ou de 6% à périmètre et change constants. La marge d'Ebitda atteint, elle, le sommet de sa fourchette (13% - 13,4%). Quant à la mise en équivalence de la perte de la société commune Valeo Siemens dans les moteurs électriques, elle reste dans les clous (255 millions d'euros, contre 258 millions en 2020).

La grande inconnue reste le niveau du résultat net pour 2021. L'année précédente, le groupe avait perdu 1,1 milliard d'euros pour un chiffre d'affaires de 16,4 milliards.

Christophe Périllat présentera les comptes 2021 de Valeo et son nouveau plan stratégique pour la période 2022-25 le 25 février.

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