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HSBC ne néglige pas l’Europe

La banque sino-britannique, qui a fait de la France le centre névralgique de ses activités européennes après la vente des activités de détail, veut mettre ses 10 succursales de HSBC Continental Europe au niveau de l’Hexagone.
HSBC
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A l’instar de sa maison-mère, qui a plus que doublé ses bénéfices en 2021, comme l’ensemble du secteur qui a profité de la reprise économique, HSBC Continental Europe s’est fortement redressé après un exercice 2020 marqué par les dépréciations et les charges de restructurations.

La filiale, basée à Paris et constituée aujourd’hui des activités de financement et d’investissement et de banque privée de HSBC France et de 10 autres succursales européennes (Espagne, Italie, Suisse, République tchèque, Belgique, Pays-Bas, Irlande, Pologne, Grèce et Luxembourg) est repassée dans le vert : elle a affiché un bénéfice net de 269 millions d’euros (contre une perte de 1,02 milliard un an plus tôt) et un résultat avant impôt de 285 millions (contre -945 millions en 2020). Le produit net bancaire (équivalent du chiffre d’affaires) s’est adjugé 10% à 2,36 milliards d’euros.

Débarrassée de son boulet des activités – chroniquement déficitaires – de banque de détail en France, qui doivent être vendues à My Money Group (l’opération provoquera une perte avant impôt de 2 milliards d’euros dans ses comptes en 2022), HSBC Continental Europe peut se concentrer sur sa stratégie : être la porte d’entrée de ses clients européens vers le monde et de ses clients internationaux vers le Vieux continent. "L’un des atouts de HSBC Continental Europe est de proposer un réseau de 64 pays à nos clients européens", rappelle à WanSquare Andrew Wild, le nouveau directeur général de HSBC Continental Europe qui a succédé à Jean Beunardeau en juillet de l’année dernière.

Le groupe martèle depuis deux ans que sa volonté de faire de l’Asie son pôle de croissance le plus fort (la zone a représenté les deux tiers de ses bénéfices avant impôt en 2021), au prix d'une très lourde restructuration, et la cession ses activités de détail pas assez ou non rentables (aux Etats-Unis et en France notamment) ne signifiait pas un désintérêt pour l’Europe, étant donné que le continent attire toujours les entreprises et les investisseurs asiatiques et que leurs homologues européens font de même en Asie.

HSBC Continental Europe va prochainement être renforcé par l’intégration de l’Allemagne en 2023 (elle va acquérir HSBC Germany et la transférer dans une nouvelle succursale allemande) et des filiales HSBC Malta et HSBC Private Bank Luxembourg. Malgré le poids de l’Allemagne dans l’économie européenne, Paris restera en termes de gouvernance le centre névralgique. En termes de revenus comme de collaborateurs (au nombre de 4 000 après la restructuration de la BFI et la cession de la banque de détail), la France reste le premier marché de HSBC Continental Europe.

"En banque d’investissement, les résultats excellents enregistrés sur les marchés de capitaux et dans le M&A, qui proviennent principalement de la France, mais aussi d’Espagne, font ressortir des opportunités de progression dans les autres pays européens", précise Andrew Wild. L’Espagne et l’Italie sont notamment visées.

La particularité de la France est que HSBC y dispose d’une clientèle d’entreprises plus large que sur les autres marchés européens – elle inclut un nombre d’ETI plus d’important qu’ailleurs, où la clientèle corporate est surtout composée de grandes entreprises. Mais la marge de progression de la banque dans les autres pays reste importante dans le segment des grandes entreprises, avant d’aller explorer plus en profondeur de manière systématique leur tissu économique. Sans négliger les relations avec les pouvoirs publics dans les émissions de dette d’Etat. L’établissement veut également développer la clientèle de banque privée dans l’ensemble de ses marchés.

Andrew Wild reste raisonnablement optimiste vis-à-vis des perspectives de marché comme des entreprises. "Malgré le contexte de pandémie, les entreprises européennes se portent plutôt bien. La réouverture progressive des frontières va faciliter leur activité. Et en dépit du resserrement des politiques monétaires par les Banques centrales, les taux d’intérêt resteront plutôt bas. Nous ne croyons pas en un scénario de hausse mal maîtrisée", indique-t-il.

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