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Vauban IP / infrastructures / Paprec
Vauban IP investit chez Paprec
La transition écologique autorise toutes les ambitions, du côté des entreprises comme des fonds d’investissement. Le groupe de recyclage Paprec, créé en 1994 et contrôlé par la famille Petithuguenin, a l’ambition de doubler de taille entre 2022 et 2032 pour atteindre un chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros (à comparer à 2,2 milliards affichés l’année dernière). Pour ce faire, il vient de réaliser une augmentation de capital en accueillant deux nouveaux actionnaires : le fonds d’investissement Vauban Infrastructure Partners et le Crédit Agricole (via sa structure d’investissement Idia).
Ils rejoignent ainsi Bpifrance, Arkea et BNP Paribas (arrivés en 2012 à l’occasion du quatrième tour de table). Leur arrivée permet également à la Société Générale et au Crédit Mutuel CIC de céder leurs parts. La famille reste majoritaire avec 50% du capital, tandis que Vauban IP et Bpifrance détiennent chacun 20% et les trois banques 10% chacun.
L’augmentation de capital représente 326 millions d’euros, réalisée sur deux exercices (2021 et 2022), dont 150 millions injectés par Vauban. Elle porte les fonds propres du groupe à plus de 800 millions d’euros.
Paprec poursuit plusieurs objectifs par cette opération : financer sa croissance, notamment par des acquisitions dont il est friand, permettre à certains actionnaires de sortir et trouver un actionnaire de long terme pour stabiliser la société et faciliter sa transmission de son président-fondateur âgé de 65 ans, Jean-Luc Petithuguenin, à ses deux fils Sébastien (44 ans et directeur général) et Mathieu (37 ans et directeur général délégué). "C’est la raison pour laquelle le président cherchait expressément des fonds d’infrastructures plutôt que des fonds de private equity, à l’horizon d’investissement plus court", précise un témoin.
L’intérêt de Vauban IP témoigne de la conception de plus en plus large des fonds "infra". Ces derniers sont déjà largement investis dans les télécommunications (tours, réseaux de fibre, etc.) et dans ce qu’ils désignent comme des "infrastructures sociales" (éducation, centres de soins, maisons de retraite…) ; ils jouent aussi depuis plusieurs années la carte de la transition énergétique. Le recyclage en fait partie, d’autant plus qu’"il se rapproche des infrastructures à travers ses activités, qui intègrent désormais une dimension de production d’énergie via notamment le gaz vert dans la valorisation, et les contrats, qui procurent une visibilité à long terme et dont les contreparties sont des collectivités", explique le proche. La participation minoritaire est en même temps une approche prudente. Etant donné la structure fragmentée de l’actionnariat, Vauban IP aura probablement l’occasion, s’il le souhaite, de se renforcer au capital de Paprec, dont la position dominante est un autre motif d'intérêt légitime.
La famille Petithuguenin s’est appuyée sur ses conseils traditionnels (Rudy Cohen-Scali chez EY pour la partie financière et Frédéric Cazals du cabinet Weil pour le juridique) et la société Paprec elle-même sur Lazard. Vauban IP était conseillé par la banque d’affaires Centerview et le cabinet Linklaters, tandis qu’Idia était assisté de Gide pour le juridique.
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