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Veolia / vente / Antoine Frérot / infrastructures / Private equity
Veolia engrange avant son plan 2023
En cette fin d’année, Veolia remplit sa besace. Le groupe de services publics a annoncé lundi la finalisation de la vente de son réseau de chaleur aux États-Unis au fonds français Antin Infrastructure Partners, pour un total de 1,25 milliard de dollars. Cette cession, qui avait été annoncée fin juillet dernier, comprend un portefeuille de centrales de production, notamment en cogénération, de vapeur, froid et électricité et de 13 réseaux desservant dix villes américaines, dont Boston et Philadelphie. Elle est conforme à la revue stratégique d’actifs dans laquelle le groupe emmené par Antoine Frérot s’était engagé, alors que ce dernier doit également présenter un nouveau plan stratégique en février prochain sur 2020-2023.
Antin Infrastructure Partners est un fonds spécialiste de l’infrastructure, une classe d’actifs qui a de plus en plus le vent en poupe pour sa résilience et pour sa capacité à afficher un couple rendement risque particulièrement attractif, en particulier dans cet environnement de taux bas. Veolia précise que le fonds connaît bien le métier puisqu’il est aussi propriétaire depuis 2018 d'Idex, qui exploite près de 40 réseaux de chaleur et de froid en France.
Cette opération est symptomatique de l’appétit des fonds de private equity pour des actifs industriels, notamment par rapport à des LBO primaires ou secondaires auprès d’autres fonds, car ils ont plus d’opportunités pour en extraire de la valeur. Grâce à l’effet de levier et un montage financier plus agressif, les fonds peuvent concurrencer d’autres industriels pour acquérir des actifs dans la période actuelle, ce que ce deal vient de confirmer.
De son côté, Veolia va pouvoir profiter de cet argent frais pour étendre sa présence sur la zone Amérique du Nord, sous la houlette de son nouveau CEO, Brian Clarke. Qui compte en particulier se renforcer sur les déchets domestiques. Lors de l’annonce de ce deal à l’été dernier, Antoine Frérot avait confirmé vouloir réaliser d’autres acquisitions, comprises entre 100 et 500 millions d’euros, et viser en particulier le recyclage des plastiques ou encore les déchets toxiques, deux segments à forte croissance notamment dans les pays en développement. De quoi répondre aux nouvelles préoccupations environnementales des grands groupes.
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