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États-Unis : le plan d’infrastructures obtient l’aval du Sénat
"Avec ce vote, le Sénat a non seulement entamé la plus grande modernisation de l'infrastructure américaine depuis la construction de l’autoroute reliant les États américains entre eux par Eisenhower, mais il a également fait un pas important vers la correction d'un modèle de sous-investissement qui dure depuis des décennies", a déclaré Janet Yellen, secrétaire au Trésor des Etats-Unis. Hier, le Sénat américain a adopté un plan d'infrastructures de plus de 1 000 milliards de dollars (étalés sur plusieurs années), l'une des priorités du président Joe Biden.
Ce projet de loi, qui compte près de 3 000 pages, prévoit entre autres 550 milliards de dollars de dépenses nouvelles dans la modernisation des infrastructures de l'Oncle Sam, qui pour beaucoup d'entre elles, sont d'un autre âge ; le reste provient de fonds redéployés qui n’ont pas été mobilisés pendant la crise pandémique. L’on trouve ainsi 110 milliards de dollars à destination des routes et aux ponts, 66 milliards pour les chemins de fer et près de 40 milliards de dollars dédiés aux transports en commun. Par ailleurs, plus de 60 milliards de dollars seront consacrés à l’accès au haut débit au travers d’une aide de 30 dollars par mois aux ménages à faible revenu pour financer leur abonnement. Alors que certains États américains sont actuellement confrontés à de sévères incendies et vagues de sécheresse, environ 50 milliards de dollars viseront à renforcer les infrastructures face aux catastrophes naturelles, ainsi que face aux cyberattaques.
Du côté des finances publiques, ce plan devrait conduire à un creusement du déficit budgétaire des États-Unis de 256,1 milliards de dollars au total entre 2021 et 2031, selon les estimations de l’organisme d'études économiques non-partisan du Congrès (CBO). Selon une étude de la Wharton School, une des écoles rattachées à l'université de Pennsylvanie, l'accord bipartite sur les infrastructures réduirait la dette publique américaine de 0,9 % et provoquerait une augmentation de 0,1% du Produit intérieur brut en 2050 par rapport à une trajectoire sans plan. "Ces chiffres semblent faibles mais les bénéfices de ce plan continueront de s'accumuler année après année tant que les infrastructures seront utilisées", explique Jon Huntley, économiste senior à la Wharton School.
Ce projet "historique", selon les mots de la Maison-Blanche, a été adopté par 69 voix contre 30, avec donc le soutien de plus d'un républicain sur trois. Il devra désormais être soumis au vote de la Chambre des représentants.
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