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Joe Biden est dos au mur
Déjà confronté à un prix des hydrocarbures particulièrement élevé, Joe Biden a eu la désagréable surprise de voir qu'un des plus gros terminaux américains de gaz naturel liquéfié (GNL), représentant 16% de la capacité nationale était hors service. Cette annonce s'accompagne d'un probable retour à une exploitation complète qui n'est pas "prévue avant la fin de 2022", selon Reuters.
Une nouvelle qui est également problématique pour l'Europe ; depuis le début de l'année 69,5 % de la production du terminal Freeport LNG était envoyé en Europe. Energy Intelligence parle même de plus 80 % de GNL expédiés en Europe. Paradoxalement les marchés américains ont plutôt bien accueilli la nouvelle de l'arrêt de cette centrale avec une baisse. Ce qui a néanmoins inquiété Paul Cicio, président et PDG de l'Industrial Energy Consumers of America, qui a déclaré que "Les décideurs fédéraux devraient s'alarmer du fait que le terminal GNL de Freeport n'exporte que 2 millions de mètres cubes par jour, mais qu'il a un impact aussi important sur les prix".
Dans le même temps le rapport mensuel de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) table toujours sur une prévision de hausse de la demande mondiale de 3,36 millions de barils par jour en 2022, dans une dynamique de reprise toujours pas essoufflée. Un panorama peu réjouissant auquel s'ajoutent des débouchés toujours plus restreints pour la production russe.
Les responsables américains vont ainsi devoir consacrer leurs efforts à lutter contre des prix des hydrocarbures toujours plus élevés. Ce n'est ni cette hausse de la demande, ni la perte de cette usine qui va aider l'administration Biden à juguler ces prix hauts.
Depuis plusieurs mois cette dernière est en guerre contre un secteur national de l'énergie qui a augmenté fortement ses marges. Le secrétaire américain à l'Energie a ainsi déclaré qu'il n'était "pas contre les profits pétroliers, mais qu'une augmentation de 225 % des profits sur un an signifie que quelque chose ne va pas."
En plus de travailler à taxer les producteurs qui n'utilisent pas pleinement leur capacité de production, le président des États-Unis va se rendre le 15 et 16 juillet prochain en Arabie saoudite pour discuter avec les autorités locales. Le Royaume est vu comme l'un des producteurs mondiaux capables d'augmenter sa production à court terme.
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