WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
Russie, Arabie saoudite, Pétrole, Baril

Macro-économie / Taux / Opep+ / Joe Biden / Moscou / hydrocarbures

Macro-économie / Taux
Opep+ / Joe Biden / Moscou / hydrocarbures

L'Opep prête enfin l'oreille à Joe Biden

Après des mois à maintenir une augmentation graduée de sa production, l'Organisation des pays producteurs de pétrole vient à la surprise générale d’accélérer ce rythme.
Mohammed ben Salmane, prince héritier d'Arabie saoudite. Bandar AL-JALOUD / Saudi Royal Palace / AFP
Mohammed ben Salmane, prince héritier d'Arabie saoudite. Bandar AL-JALOUD / Saudi Royal Palace / AFP

"Les États-Unis se félicitent de la décision importante prise aujourd'hui par l'OPEP + d'augmenter l'offre de plus de 200 000 barils par jour". C'est peu dire que du côté de Washington on a accueilli avec enthousiasme la décision de l'Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) d'augmenter le nombre de barils déversé sur les marchés. On passe d'une augmentation équivalente à près de 400 000 barils par jour à un chiffre supérieur à 600 000 barils par jour.

Une nouvelle qui tombe d'autant plus à point nommé que les sanctions contre les hydrocarbures russes se renforcent de jour en jour. L'Union européenne semble notamment enfin arriver à s'entendre sur le sujet. Les pays occidentaux dans leur ensemble peuvent se réjouir avec Washington de l'arrivée d'une telle décision.

Néanmoins la décision de l'Opep et de ses alliés est très fragile puisque uniquement valable lors des mois de juillet et août. Le sujet va alors revenir sur la table et dans cette optique le président Biden envisage de se déplacer en Arabie saoudite très prochainement. Energy Intel rapporte que le "principal conseiller de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient, Brett McGurk, et l'envoyé du Département d'État pour l'énergie, Amos Hochstein" se sont déjà rendus à Riyad la semaine passée. Il s'agit pour les États-Unis de retisser les liens avec Riyad, ces derniers s'étaient distendus dernièrement ; le royaume avait alors affiché une certaine distance avec son allié et s'était même montré très proche de Pékin. La question du règlement par la Chine en yuan de ses importations de pétrole saoudien s'était même posée.

Des relations qui s'améliorent certes mais celles entre la Russie et ses alliés du cartel de l'or noir sont toujours au beau fixe. Alors que la rumeur se répandait d'une demande de Moscou d'être exclu de ses quotas de production à honorer, il n'en a rien été. Reuters rapporte également que les analystes interrogés "estiment que l'augmentation réelle de la production sera insignifiante car la plupart des membres de l'Opep, à l'exception de l'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, sont déjà au maximum de leur capacité". Une situation qui limiterait drastiquement les évolutions futures.

Du côté d'Energy Intelligence, on est également pessimiste en affirmant que "l'accord aura peu d'impact sur les équilibres pétroliers mondiaux". Notamment car le "déficit de l'Opep-plus par rapport aux niveaux de production visés continue de se creuser - il a atteint environ 3 millions de barils par jour en mai - car des producteurs comme le Nigeria, l'Angola et la Malaisie ne parviennent pas à pomper les volumes qui leur sont attribués". La question de l'exonération de la Russie de ses quotas risque ainsi de revenir sur le devant de la scène au vu des "près d'un million de barils par jour de ce déficit qui provient de la Russie".

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article