Macro-économie / Taux / pétrole / Opep+ / Moscou
Macro-économie / Taux
pétrole / Opep+ / Moscou
L’Opep reste imperturbable / Le cartel pétrolier reste sur le même scénario pour l’or noir
"Compte tenu des incertitudes à venir, les pays membres de l’OPEP et les pays participant à la déclaration de coopération continueront de suivre de près l’évolution du marché pendant le reste de l’année, afin de contribuer à préserver un marché stable et équilibré au profit des consommateurs et des producteurs". L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) continue de marteler son message et d’arguer œuvrer pour le bien du marché.
L’Opep continue de fait à scruter avec attention le marché et se réjouit que les "prix à terme du pétrole brut aient rebondi en avril par rapport aux faibles niveaux observés en mars, les fortes fluctuations des marchés à terme s’étant atténuées et la confiance du marché s’étant améliorée". C’est ce maître mot d’arriver à stabiliser le marché de l’or noir qui dirige tout le discours du cartel.
Son propre jeu
Il faut dire que les membres de cette alliance sont difficilement influençables, n’ayant pas cédé aux supplications de Joe Biden durant de nombreux mois et continuent à mener leur propre agenda. Ce dernier n’a pas été perturbé par les facteurs ayant une pression à la baisse sur les prix du pétrole, qui à ses yeux sont "l’affaiblissement des marges de raffinage, notamment en Asie-Pacifique, la baisse du marché mondial du diesel et l’incertitude quant à la vigueur de la reprise de la demande en Chine".
A contrario, plusieurs autres évènements ont contribué à maintenir le niveau des prix à terme, que ce soit "une forte baisse des stocks américains de pétrole brut de plus de 21 millions de barils entre les semaines du 17 mars et du 28 avril" ou encore une congestion au niveau d’exportations de pétrole en provenance de Turquie. Un ensemble d’évènements qui conduisent selon eux à "un sentiment du marché [qui] s’est encore amélioré après la publication de rapports positifs des principales agences de prévision indiquant une amélioration des fondamentaux de l’offre et de la demande au cours du deuxième semestre".
Les yeux pas uniquement rivés sur le pétrole
Pour surveiller au mieux la production de pétrole, l’Opep veille à l'évolution de la conjoncture économique mondiale. Une surveillance qui lui fait dire que malgré l’espoir d’une baisse de l’inflation, la fin du mois d’avril a vu le marché emboîter le pas aux marchés financiers au sens large et a vu le sentiment de marché légèrement s’étioler. Le cartel rejoignant le constat de " craintes renouvelées d’un ralentissement économique et de la réapparition des inquiétudes concernant le secteur bancaire américain ".
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

