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Le pétrole de Brent n'est pas prêt de redescendre

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Le pétrole de Brent n'est pas prêt de redescendre

Le pétrole de Brent poursuit sa hausse, au point que l’Irak en vienne à geler son accord de vente signé avec une société d’État chinoise au début du mois de janvier.
puits de pétrole
puits de pétrole

L’Irak a déclaré dimanche ne pas poursuivre avec l’accord de vente de pétrole qui engageait le deuxième producteur de l’Organisation des pays exportateurs de pétroles (Opep) à approvisionner la filiale du groupe chinois Norinco, Zhenhua Oil, à hauteur de 4 millions de barils par mois pendant 5 ans, soit environ 130.000 barils par jour. Une première pour l’Irak car les accords de paiements anticipés sont rares pour cette énergie fossile. 

Lorsque le groupe public irakien avait lancé cet appel d’offre, l'État rentier se trouvait à court d’argent du fait de la chute du prix de l’or noir qui ne dépassait pas les 40 dollars le baril, et de la baisse du niveau de production imposée par l’Opep. Cette opération lui aurait permis de renflouer ses recettes publiques de 2 milliards de dollars, soit l’équivalent d’une année d’approvisionnement qui devait être versé par avance selon le ministre de l’énergie irakien, Ihsan Abdul Jabbar qui s'est livré à la BBC Arabic.

Mais Bagdad a pris le parti de faire marche arrière étant donné la nouvelle conjoncture : le pétrole de Brent a résolument repris sa tendance haussière. Le cours du baril a augmenté de 62 % depuis le début du mois de novembre, porté par les promesses de vaccins et leur déploiement, ainsi que par la promesse de l’Arabie saoudite au début de cette année de maintenir une production réduite. Les contrats à terme à Londres - supérieur à 65 dollars le baril ce lundi, leur plus haut niveau depuis le 9 janvier 2020 - pourraient même atteindre 70 dollars au deuxième trimestre selon les analystes de la banque Goldman Sachs. La semaine dernière, on attribuait la hausse soudaine du cours aux températures glaciales qu’ont connues les États-Unis, qui avaient affecté la production pétrolière du Texas, situation qui s’est maintenant régulée.

Mais la croissance du cours dépasse en réalité ce facteur puisque le retour du pétrole de schiste américain sur le marché n’a pas conduit à une baisse du prix de l’or noir, au contraire. Les experts de Goldman Sachs estiment que la valeur du pétrole continuera à s’apprécier car la demande dépasse l’offre combinée de l’Opep et de leurs alliés - réunis au sein de l'Opep+ - et des États-Unis. La preuve en est que les stocks sont retombés à leur plus bas niveau depuis 11 moins selon la société Vortexa. La consommation retrouvera ses niveaux prépandémiques d’ici la fin du mois de juillet selon les analystes de la banque américaine.

Mais la reprise de la demande ne suscitera pas forcément un ajustement de la production. Tout dépend de la prochaine décision de l'Opep+, qui se prépare à une énième réunion de fin de mois pour s’accorder sur le maintien ou la hausse du plafonnement du nombre de barils par jour mis à disposition du marché en avril. L’Arabie saoudite n’est pas favorable à une augmentation de la production tandis que la Russie souhaite -toujours- vivement augmenter le plafond. 

 

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