Macro-économie / Taux / pétrole / OPEP / Arabie saoudite / Prix / Baril / Brent
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L'or noir s'arrache / Un prix du baril de Brent durablement élevé ?
L’été 2023 est particulièrement gourmand en pétrole. D’après l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le nombre de barils d’or noir consommés chaque jour s’est élevé à 103 millions (mb/j) au cours du mois de juin ; il s’agit là d’un record. Et “août pourrait être le théâtre d’un nouveau pic”, prévient l’organisation basée à Paris dans son rapport mensuel sur le pétrole.
“Après des mois médiocres, la demande de l’OCDE a été revue à la hausse pour mai et juin, la consommation globale renouant avec la croissance au deuxième trimestre de l’année 2023 après deux trimestres de contraction”, note le rapport qui met en avant que “la demande chinoise a également été plus forte que prévu, atteignant de nouveaux sommets malgré les inquiétudes persistantes concernant la santé de l’économie”.
Dans le détail, la demande mondiale de pétrole a atteint un sommet du fait des voyages aériens estivaux, de l’utilisation accrue du pétrole pour la production d’énergie et de la forte croissance de l’activité pétrochimique dans l’Empire du Milieu.
Cet appétit pour l’or noir n’a évidemment pas laissé le prix de ce dernier indifférent : la valeur du baril de Brent a progressé de 16 % depuis la fin mai, s’établissant à 86 dollars. D’autant plus que du côté de l’offre, les agissements de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ne vont pas dans le sens d’une diminution des prix.
En effet, en juillet, l’offre de pétrole de l’alliance Opep + (les 13 pays membres de l’Opep et 10 autres pays dont la Russie) a diminué de 1,2 mb/j pour atteindre son niveau le plus bas depuis près de deux ans, à la suite de l’entrée en vigueur d’une réduction volontaire de la part de l’Arabie saoudite qui souhaite maintenir des prix du pétrole élevés en vue de financer la diversification de son économie (Vision 2030).
Et pour ce qui est de la suite du second semestre, le marché devrait se tendre encore davantage compte tenu de la prolongation des réductions de production de l’Arabie saoudite et de la Russie. "Si les objectifs actuels de l’alliance sont maintenus [Opep +, ndlr], les stocks de pétrole pourraient diminuer de 2,2 mb/j au troisième trimestre de 2023 et de 1,2 mb/j au quatrième trimestre, ce qui risquerait de pousser les prix à la hausse", pointe l’AIE.
C’est dans ce contexte que l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) a de son côté révisé à la hausse de près de 10 % sa prévision concernant le prix du baril de Brent au quatrième trimestre 2023. Ses experts anticipent qu’il s’établira, en moyenne, à 87,6 dollars à l’automne 2023 et devrait se maintenir à des niveaux semblables jusqu’à la fin de l’année prochaine, au moins.
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