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Chine; équilibre budgétaire; or noir

Macro-économie / Taux / OPEP / pétrole / Baril

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OPEP / pétrole / Baril

L’Opep normalise peu à peu ses prévisions / La demande de pétrole en 2024 et 2025 est à nouveau révisée à la baisse

L’optimisme n’est plus de mise pour l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Son rapport mensuel vient pour le deuxième mois consécutif d’annoncer une réduction de ses projections de demande de pétrole pour cette année et la suivante. On retrouve la progression des carburants propres parmi les facteurs explicatifs de cette mise à jour.
Pétrolier grec. MAURO PIMENTEL / AFP
Pétrolier grec. MAURO PIMENTEL / AFP

"On va forer (du pétrole) comme des malades !". La gouaille de Donald Trump n’est pas la plus à même de rassurer l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) en cas d’arrivée à la Maison blanche du candidat républicain. Elle a déjà fort à faire actuellement et vient de profiter de son rapport mensuel pour ramener la croissance mondiale de pétrole anticipée, pour 2024, de 2,11 millions de barils par jour (bpj) à 2,03 millions de bpj.

 

Equilibriste

 

Alexandre Hezez, stratégiste du groupe Richelieu, confiait il y a peu à WanSquare que "le véritable enjeu pour les membres de l’Opep est avant tout leur équilibre budgétaire". Très largement dépendant du cours du baril, il est d’autant plus mis à mal que les difficultés du Cartel pétrolier à soutenir les prix de l’or noir ont été criantes ces derniers mois. Le stratégiste juge que " la situation est d’autant plus compliquée que l’Opep doit également faire face à une production américaine sans précédent. Le mandat de Joe Biden a battu tous les records en la matière ".

Les vents contraires s’accumulent puisque la projection de croissance de la demande mondiale pour 2025 est quant à elle ramenée à 1,74 million de bpj, contre 1,78 million de bpj il y a un mois. L’Empire du milieu semble toujours aussi prépondérant dans l’avenir de l’or noir au vu de la réduction conséquente de la demande de pétrole émanant de Chine. L’Opep ne s’attend plus désormais qu’à ce qu’elle soit de 650 000 bpj en 2024 contre 700 00 précédemment.

 

Dos au mur

 

Difficile dans une telle situation d’envisager que les pays de l’OPEP +, composée de l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, les Émirats arabes unis, le Koweït, le Kazakhstan, l’Algérie et Oman, qui avaient annoncé des réductions volontaires supplémentaires en avril et novembre 2023, puissent revenir de sitôt sur leurs réductions volontaires de la production. Pourtant, plusieurs éléments font que l’Opep demeure un des prévisionnistes les plus optimistes concernant la demande de pétrole. Son rapport mensuel fait notamment état d’une "augmentation des capacités de raffinage dans les pays non-membres de l’OCDE - principalement en Chine et au Moyen-Orient – [qui] devrait également contribuer à la croissance de la demande de pétrole".

L’organisation installée à Vienne reconnaît néanmoins la présence de "vents contraires dans le secteur immobilier et la pénétration croissante des camions au GNL (gaz naturel liquéfié) et des véhicules électriques [qui] sont susceptibles de peser sur la demande de diesel et d’essence". Le cours du pétrole ne semble que peu devoir compter sur les pays membres de l’OCDE où la demande de pétrole ne devrait gagner que 100 000 bpj en 2025, là où les autres pays verraient la leur progresser de 1,6 million de bpj.

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