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demande mondiale de pétrole inventaires OPEP

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Le pétrole boosté par l'optimisme des marchés

Le cours du Brent se rapproche des 60 dollars le baril et devrait connaître sa plus forte semaine de hausse depuis octobre ; les marchés, rassurés par l'engagement de l'OPEP à maintenir son accord de plafonnement, anticipent aussi une accélération de la croissance en deuxième partie d'année. 
Pétrole - essence - station
Pétrole - essence - station

Le baril de Brent se rapproche du seuil symbolique des 60 dollars, niveau qu'il n'avait plus atteint depuis janvier 2020, avant que l'épidémie de Covid ne se propage au niveau mondial, entraînant un mini-krach pétrolier au printemps de l'an dernier. Les résultats annuels des grands majors cette semaine reflètent d'ailleurs cette première partie d'année noire pour le marché du pétrole, Exxon Mobil ayant affiché plus de 20 milliards de dollars de pertes l'an dernier, tandis que le britannique BP a de son côté perdu plus 5,7 milliards de dollars. Depuis son point bas du 28 avril, où le Brent avait touché les 15 dollars, l'or noir a pourtant progressivement remonté la pente, boosté par les très bonnes performances économiques mondiales du troisième trimestre et le renouvellement de l'accord sur le plafonnement de la production par l'OPEP +. Il devrait même terminer la semaine sur sa plus forte hausse hebdomadaire depuis le mois d'octobre, de plus de 6% et s'établir au-dessus de 60 dollars si, comme les marchés l'anticipent, la conjoncture s'améliore. 

La publication d'indicateurs et chiffres américains de bonne facture a ainsi contribué à soutenir les prix de l'or noir cette semaine, alors que le Département du commerce américain a annoncé hier que les commandes industrielles avaient grimpé de 1,1% au mois de décembre après une hausse quasi similaire en novembre. Dans le même temps, le Bureau du Travail du pays a de son côté annoncé que les demandes d'allocation-chômage hebdomadaires avaient reculé. De quoi nourrir l'optimisme des investisseurs quant à une reprise économique rapide et forte, en particulier dans les pays dont la vaccination est la plus avancée, tels que les États-Unis et la Grande-Bretagne. Une accélération de la croissance soutiendra la demande mondiale d'or noir plombée par l'effondrement des échanges mondiaux et des vols internationaux l'an dernier. "Alors que les cas de Covid commencent à diminuer dans plusieurs grandes régions, dont les États-Unis et la Grande-Bretagne, surgit l'espoir que le pire est enfin derrière nous", explique ainsi, Warren Patterson, directeur de la recherche matières premières chez ING. 

Autre facteur ayant contribué à soutenir les prix cette semaine, la rencontre des pays de l'OPEP + qui ont renouvelé leur engagement à ne pas augmenter leur production, tout en actualisant leurs prévisions concernant l'évolution de la demande mondiale d'or noir. Selon les producteurs de l'organisation et la Russie, les inventaires de l'OCDE devraient tomber sous leur moyenne de moyen terme (5 ans) d'ici le mois de juin, ce qui boostera la demande mondiale en pétrole. Rappelons que la période de confinement de mars-avril avait entraîné une chute sans précédent de la demande en or noir et une hausse des inventaires, allant jusqu'à poser des problèmes de stockages dans les ports. La tendance est donc en train de s'inverser et devrait contribuer à soutenir les cours dans les prochains mois. 

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