Fonds d'investissements / infrastructures / Private equity / Levée de fonds / Preqin
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Les infrastructures confirment leur rôle d’amortisseur pour les investisseurs
La bataille de l’eau autour de Suez, avec les interventions espérées des fonds Antin et Ardian, a mis sur le devant de la scène la classe d’actifs des infrastructures. Après avoir souffert au deuxième trimestre, confinement oblige, celle-ci a regagné en vigueur les trois mois suivants, sans pour autant retrouver leur niveau d’avant-crise.
Malgré une activité économique en berne, le nombre et le montant total des transactions menées par des fonds d’infrastructures ont rebondi au troisième trimestre, après le ralentissement du deuxième trimestre, selon les dernières statistiques publiées par Preqin : leur nombre a progressé de 22% (à 518) par rapport au trimestre précédent et leur valeur de 19% (à 90 milliards de dollars).
L’activité a été portée par l’Amérique du Nord (+62% en nombre après une chute de 49% au deuxième trimestre), alors que le marché est resté quasiment stable en Europe. "Certains secteurs traversent la tempête mieux que d’autres, en particulier dans les énergies renouvelables, où l’activité est revenue à son niveau pré-pandémie. Les transports, l’énergie conventionnelle et les services aux collectivités, d’un autre côté, souffrent de leur exposition aux facteurs liés à la demande", explique l’étude.
L’activité n’est toutefois pas revenue à ses niveaux de l’année précédente : le montant des opérations dans le monde demeure inférieur de 10% à son niveau du troisième trimestre 2019.
Mais la classe d’actifs reste clairement dans le viseur des investisseurs dans leur allocation. Moins risquée que le capital investissement traditionnel avec ses LBO, satisfaisant des besoins de base (santé, transports, éducation…), elle procure des rendements à plus long terme reposant sur des activités réglementées – une qualité non négligeable dans le contexte actuel, propice à la volatilité. En particulier chez les assureurs, caisses de retraites et autres fonds de pensions, qui doivent avant tout protéger leurs ressources pour assumer leurs engagements de passif.
De ce point de vue, les levées de fonds ont continué à attirer les investisseurs. Après un creux assez logique au deuxième trimestre qui a fait tomber le montant des collectes à 14 milliards de dollars dans le monde, les investisseurs ont confié 22 milliards de dollars à des fonds infrastructures au trimestre suivant. Comme s’ils avaient reporté d’un trimestre leurs décisions de souscription. Le montant est même supérieur de 72% par rapport à l’année précédente. A tel point que l’effet de la pandémie est nul si l’on compare la période du 1er janvier au 30 septembre : à 74,9 milliards de dollars, les souscriptions ont levé 11% de plus qu’en 2019.
S’il est peu probable que le quatrième trimestre atteigne le quasi-record de l’année précédente (47 milliards de dollars), la classe d’actifs continuera à attirer : en témoignent plusieurs collectes massives annoncées au cours de l’été, comme le fonds EQT Infrastructure V (dont l’objectif a été fixé à 14 milliards de dolars), celui d’I Squared Capital (12 milliards), ou encore de Stonepeak Infrastructure Partners (10 milliards).
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