Peter Etzenbach arrive chez InfraVia
Après dix années d'existence, InfraVia Capital se prépare pour la nouvelle décennie. A cette occasion, Vincent Levita - son fondateur - a ouvert le partenariat. Jusque-là, la firme était dotée de trois partners : Vincent Levita donc, mais aussi Laëtitia Feraud (chief operating officier) et Bruno Candès - qui avait rejoint l'aventure en 2012. Dorénavant, deux nouvelles têtes viennent les rejoindre. En interne, Athanasios Zoulovits (université d’économie d’Athènes) a été promu au rang de partner. "Directeur d’investissement chez InfraVia depuis 2013, il a significativement contribué au développement du fonds ces dernières années en conduisant et structurant dans la durée des transactions de dimension internationale", explique InfraVia. Est également arrivée une pointure de l'externe : Peter Etzenbach. Ce dernier était auparavant directeur général délégué d'Allianz France. Il a rencontré Vincent Levita plus tôt dans sa carrière. Le fondateur d'InfraVia était à la tête de la stratégie et du développement chez AXA IM quand Peter Etzenbach faisait le pont entre le gestionnaire d'actifs et le groupe AXA.
Peter Etzenbach va apporter un oeil neuf à InfraVia. Le dirigeant a également pour lui une double casquette. Ce diplômé de l'ESCP a passé 13 ans chez Goldman Sachs, où cet Allemand d'origine a eu une forte expérience internationale (Paris, Hong Kong, Francfort, New York) dans la banque d'affaires. Il a ensuite eu une deuxième vie lorsqu'il a rejoint le monde de l'assurance. Dorénavant c'est une aventure plus entrepreneuriale qu'il a choisie. "J'ai envie de participer à l’origination et à l’exécution des investissements, de développer de nouvelles opportunités d’investissement. C’est un travail d’équipe, c’est cet aspect que j’aime et où je peux apporter mon expérience", commente Peter Etzenbach.
Alors quels sont les projets d'InfraVia ? Continuer à miser sur les infrastructures de demain. Car si de nombreux acteurs de taille importante et/ou traditionnels sont très souvent bien implantés dans le financement d'infrastructures dites classiques (aéroports, ports, autoroutes etc.) et que la concurrence est rude, les domaines moins traditionnels offrent de belles opportunités. InfraVia a effectivement investi dans l'aéroport de Venise ou dans la rénovation du stade Vélodrome, mais le fonds vise aussi les énergies renouvelables, les nouvelles mobilités ou encore la digitalisation, qui constituent environ la moitié de son portefeuille. "Les sujets de transition énergétique, de mobilité et de développement digital sont au cœur des préoccupations actuelles. Présenter ça comme telle ou telle taxe n'est pas très heureux, c'est avant tout de l'innovation, de l'investissement, de l'industrie, de l'emploi qui in fine redynamisent le tissu économique, c’est enthousiasmant", souligne Vincent Levita.
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