Dirigeants, gouvernance / Bernard Arnault / LVMH / Assemblée générale / Âge limite / directeur général
Dirigeants, gouvernance
Bernard Arnault / LVMH / Assemblée générale / Âge limite / directeur général
Bernard Arnault pourra rester à la tête de LVMH jusqu’à 80 ans
C’était le principal enjeu de l’assemblée générale réunie jeudi par LVMH au Carrousel du Louvre : la modification des statuts de l’entreprise portant à 80 ans la limite d’âge du directeur général, contre 75 ans auparavant. Les actionnaires ont approuvé la proposition à une large majorité de 81,63%, donnant ainsi à Bernard Arnault, le PDG du numéro un mondial du luxe (actionnaire indirect de WanSquare), qui a eu 73 ans le 5 mars, un délai allongé pour organiser sa succession. Avec le nouveau plafond voté, le magnat du luxe sera atteint par l’âge limite non plus en 2024 mais en 2029.
L’homme d’affaires n’a jamais désigné de successeur jusqu’à présent. S’il répète en interne que "la succession familiale n’a rien d’automatique", la relève devrait probablement être assurée par l’un de ses cinq enfants issus de deux mariages – Delphine, Antoine, Alexandre, Frédéric et Jean, qui tous travaillent chez LVMH. Les deux aînés, Delphine, directrice générale adjointe de Louis Vuitton depuis 2013 et membre du comité exécutif du groupe, et Antoine, directeur général de Berluti, président de Loro Piana et responsable de la communication de LVMH, sont logiquement considérés comme les mieux placés.
L’assemblée générale était aussi l’occasion de faire le point sur l’activité du groupe de luxe. Moins de dix jours après la publication du chiffre d’affaires record de 18 milliards d'euros du premier trimestre 2022, le tableau dépeint est toujours optimiste. "So far, so good (jusqu'ici tout va bien, ndlr)", a déclaré Bernard Arnault. "Le premier trimestre est bon, début avril est dans la même veine", a-t-il indiqué. Le dirigeant n’a pas montré d’inquiétude sur la situation en Chine. La demande y est toujours présente et rebondira rapidement sitôt que la situation sanitaire redeviendra normale, la seule interrogation portant sur la durée des confinements imposés localement, notamment à Shangaï. Quant à la Russie, l'impact économique sur les activités du groupe y est "très faible", a indiqué Bernard Arnault.
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