Macro-économie / Taux / Banque de France / Investissement socialement responsable / impact carbone
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Banque de France / Investissement socialement responsable / impact carbone
La Banque de France poursuit sa stratégie d'investissement responsable
Depuis un an, la Banque de France a choisi d’adopter une charte d’investissement socialement responsable et elle compte, conformément à ses engagements récents dans le Carbon Disclosure Project, publier un premier rapport climatique couvrant l’ensemble de ses activités. Elle vient de publier son rapport d’investissement responsable pour l’année 2021, et dans ce dernier François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, affirme que "la stratégie d’investisseur responsable de la Banque de France doit s’enrichir et intégrer d’autres thématiques ". Il appelle donc à ce que ses équipes ne se reposent pas sur leurs lauriers et les engagements déjà pris. Au contraire, il appelle à ce que l’ensemble des acteurs institutionnels soient proactifs pour lutter le plus efficacement contre le réchauffement climatique.
L’institution dirigée par François Villeroy de Galhau estime avoir quant à elle pleinement tenu ses engagements en la matière pour 2021. Son ratio d’exclusion ESG a "été maintenu à 20 % de l’univers d’investissement " et elle a notamment atteint la "cible de 1,9 milliard d’euros dédiés au financement de la TEE (transition énergétique et écologique ndlr)" avec ainsi des achats d’obligations vertes pour 1,6 milliard d’euros.
Elle considère même avoir "intensifié sa démarche" puisque son exposition aux énergies fossiles a à nouveau décru pour ses poches actions. Cet indicateur est utilisé par la Banque de France pour mesurer son exposition aux risques de transition. La poche actions du portefeuille de fonds propres a vu son exposition en la matière diminuer de 43 %, et pour la poche actions du portefeuille d’engagements de retraite c’est une diminution de 14 % qui est enregistrée.
Même constat pour l’impact carbone, qui continue à baisser avec l’empreinte carbone en capital qui a diminué de 27,8 % par million d’euros investis en un an (concernant la poche actions du portefeuille de fonds propres). A contrario, les "risques climatiques physiques auxquels les portefeuilles sont exposés" sont toujours légèrement supérieurs à ceux des indices de référence.
La Banque de France a aussi continué à mettre en accord sa politique de vote avec ses engagements. Deux engagements en la matière avaient été pris l'an passé afin de renforcer les exigences extra-financières de la Banque de France. D'une part, il s'agit d'attendre des entreprises "qu’elles se dotent d’un plan de sortie totale du secteur du charbon" et qu'elles s'interdisent tout nouveau projet de développement d’énergies fossiles. L'institution a choisi de voter contre l'approbation des comptes des sociétés "qui ne respecteraient pas ces deux exigences".
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