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Un ex-conseiller de Hollande pour suivre les futurs EPR de Macron chez EDF
La personne idoine. Alors que le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé en février dernier, dans le cadre du plan de relance de la filière nucléaire française, la construction future de six nouveaux EPR (European pressurized reactor) de seconde génération (EPR2) d’ici à 2050 et l’étude de la construction de huit réacteurs supplémentaires, EDF a décidé de réorganiser sa direction Ingénierie et Projets Nouveau Nucléaire (DIPNN). Le groupe a décidé de la doter d’un directeur chargé, entre autres, de piloter la maîtrise d’ouvrage du programme, le contrôle de l’exécution industrielle et technique et capable d’être l’interlocuteur privilégié de l’Etat dans l’avancement des travaux. Le géant de l’électricité l’a trouvé en la personne de Nicolas Machtou.
Jusqu’alors président du conseil d’administration de la filiale d’EDF, Citelum, spécialisée dans l’éclairage urbain et l’aménagement des villes, ce magistrat de la Cour des comptes depuis 2014, diplômé d’un DEA de droit public de l’économie de l’Université Paris II et de l’université Columbia à New-York, maîtrise parfaitement les arcanes du pouvoir et les sujets énergétiques.
En effet, Nicolas Machtou, 46 ans, a commencé sa carrière en 1998 comme collaborateur de Marisol Touraine, alors députée socialiste de l’Indre-et-Loire. Deux ans plus tard, il rejoint le bureau de Bruxelles du secrétariat général de Vivendi. En 2003, il réalise une étude sur la sécurité d’approvisionnement en gaz à l’Agence internationale de l’énergie, en qualité de consultant, ce qui le conduit, un an plus tard, à travailler sur la libéralisation des marchés de l’électricité et du gaz auprès du directeur général de la Commission de régulation de l’énergie. En 2006, il est recruté par RTE (Réseau de Transport d’Electricité), d’abord auprès du président du directoire, puis comme chef du pôle “filiales et activités nouvelles” à la direction financière.
Surtout, en 2012, il est nommé conseiller technique énergie et environnement au cabinet du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault avant d’être promu, un an plus tard, conseiller énergie, développement durable, transports, logement et ville au cabinet du président de la République, François Hollande. Rappelons que le décret actant le principe de la fermeture de la centrale de Fessenheim dans le Haut-Rhin (emblématique promesse de campagne de du candidat en 2012) a été signé quelques jours seulement avant la fin du mandat présidentiel, le 9 avril 2017. En sortie de cabinet, Nicolas Machtou rejoindra Enedis (ex-ERDF et filiale d’EDF) comme directeur délégué en charge de l’Ile de France et membre du Comex.
Parallèlement à sa carrière professionnelle, il a été membre du collège de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (ARAFER) entre 2014 et 2015. Il est également administrateur de Terega (spécialisé dans le stockage de gaz dont EDF est actionnaire) et vice-président de l’association pour le logement Coallia depuis 2017 et membre du comité d’orientation du think tank la Fabrique de la Cité depuis 2019. Nicolas Machtou exerce depuis 2004 à Science-Po Paris comme maître de conférences.
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