Asset, Management / APE / EDF / ADP / Thales / Safran
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APE / EDF / ADP / Thales / Safran
En 2018 l’État actionnaire s’est enrichi de 8 milliards d’euros
L’indice CAC 40 du marché parisien a reculé de 10,95 % en 2018. Ce qui fait de ce millésime le plus mauvais depuis 2011. Une fois n’est pas coutume, l’État a beaucoup mieux tiré son épingle du jeu qu’un investisseur privé qui aurait parié seulement sur l’évolution de l’indice. Puisque la valorisation de l’ensemble de ses participations cotées a progressé de 10,49 % l’année dernière après avoir déjà enregistré une hausse de 16,19 % en 2017.
Si bien qu’aujourd’hui le portefeuille boursier de l’Agence des participations de l’État s’élève à 76,5 milliards d’euros. Ce qui représente un gain potentiel de l’ordre de 8 milliards d’euros au cours de l’année passée sans tenir compte des dividendes perçus.
C’est EDF qui monte sur la première marche du podium avec une hausse de 32,44 % de son titre. Or comme il s’agit de la plus importante participation publique avec un actif valorisé à 34,5 milliards d’euros, cela a naturellement pesé de manière positive sur l’ensemble de la performance. Safran occupe la deuxième marche du podium avec une hausse de 22,69 %, pour une participation qui représente 5 milliards d’euros d’actif pour l’État. Enfin sur la troisième marche du podium figure Thalès dont les actions ont progressé de 13,48 % l’an passé.
En principe, c’est cette année que l’État doit reprendre sa politique de privatisation avec notamment Aéroports de Paris dont l’Agence des Participations de l’État détient 50,63 % du capital. Ce qui représente un actif actuellement valorisé à 8,3 milliards d’euros. Au total le Trésor envisage des recettes de privatisation d’un montant total de 10 milliards d’euros, qui comprendraient également la cession de la Française des Jeux.
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