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Sanofi / Dupixent / Big Pharma

Sanofi peine à rééquilibrer son portefeuille

Sanofi connaît un nouveau coup d'arrêt sur l'un de ses programmes cliniques phares, ce qui risque de contrarier l’émergence de nouveaux relais de croissance aux côtés de son médicament vedette, le Dupixent.
Paul Hudson, directeur general de Sanofi - Eric TSCHAEN/REA
Paul Hudson, directeur general de Sanofi - Eric TSCHAEN/REA

Les occasions pour Sanofi d’équilibrer son portefeuille de produits peinent à se concrétiser. Le groupe pharmaceutique dirigé par Paul Hudson a annoncé lundi l'arrêt du recrutement pour les essais cliniques d’un traitement expérimental contre certaines formes de sclérose en plaques et la myasthénie grave – une maladie auto-immune qui perturbe la communication entre les nerfs et les muscles -, à la demande du comité indépendant de surveillance des données chargé de superviser les essais.

La décision est intervenue après après que la Food and Drug Administration (FDA), l'autorité sanitaire américaine, a signalé fin juin la découverte de cas de lésions du foie liées à l'exposition à cette molécule. L’on comprend à demi-mot que le développement du produit, baptisé "tolébrutinib", est donc, si ce n’est compromis, du moins ralenti. Ce qui est dommage dans la mesure où ce traitement concentre de fortes attentes. "Nous avons réduit de moitié notre estimation des ventes maximales (annuelles) de tolebrutinib de 2 milliards d'euros à 1 milliard d'euros environ", indiquent ainsi les analystes d’UBS.

Or, ce n’est pas le premier programme clinique d’envergure du champion français de la pharmacie à subir des aléas. Avant cette mésaventure touchant le tolébrutinib, le groupe avait annoncé en mars qu’un essai sur l’amcenestrant, l’un de ses produits les plus prometteurs dans le traitement du cancer du sein avancé ou métastasique n'avait pas atteint son critère d'évaluation primaire.

A très court terme, les perspectives du groupe ne s’en trouvent pas menacées. Sanofi a relevé fin juillet sa prévision annuelle, grâce à son médicament vedette, le Dupixent, pour traitement de la dermatite atopique et de l’asthme. En 2023, en revanche, "la croissance du bénéfice par action va ralentir", prévient UBS.

Les grands laboratoires pharmaceutiques disposent tous d’un ou plusieurs produits phares. Pour l’américain Pfizer, le numéro un mondial, il s’agit de Corminaty, le vaccin best-seller contre le Covid-19, qui a généré 36,8 milliards de dollars l’an dernier. Soit, à peu de chose près, l’équivalent des ventes totales de Sanofi, qui a lui raté le coche du Covid, mais détient son multi "blockbuster" avec le Dupixent.

Le produit a rapporté plus de 5 milliards d’euros en 2021, contre 2 milliards d’euros en 2019. L'objectif est de dépasser les 13 milliards d'euros de chiffre d'affaires d'ici à 2025. Sanofi devra toutefois mettre les bouchées doubles en recherche et développement afin que ce formidable succès ne reste pas isolé trop longtemps.

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