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Banques / Nicolas Namias / BPCE / Natixis / natixis im / BFI

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Nicolas Namias / BPCE / Natixis / natixis im / BFI

Les chantiers qui attendent Nicolas Namias à la tête de BPCE / La gestion d’actifs et la banque d’investissement au menu

Alors qu'il prendra les commandes du directoire de BPCE, le 3 décembre prochain, l'ancien directeur général de Natixis aura pour principale mission de construire le "nouveau Natixis" avec la probable et prochaine cotation de Natixis IM et faire de l'activité de banque de financement et d'investissement une nouvelle référence française. 
Nicolas Namias (©FabriceVallon)
Nicolas Namias (©FabriceVallon)

Alors qu’il avait fallu attendre des mois pour connaître le nom du remplaçant de Frédéric Oudéa chez Société Générale, la succession de Laurent Mignon à la présidence du directoire de BPCE, annoncé en partance chez Wendel depuis la mi-septembre, n’aura pas traîné. C’est donc Nicolas Namias, actuel patron de Natixis, qui prendra les commandes du groupe à compter du 3 décembre prochain. Il l’a finalement emporté, vendredi, à l’unanimité des votes du conseil de surveillance présidé par Thierry Cahn, face à Daniel Karyotis, directeur général de la Banque populaire Rhône-Alpes.

Une nomination qui vient couronner l’ascension fulgurante de cet homme de 46 ans au parcours sans faute au sein du groupe.

 

Produit maison

 

Camarade de promotion à l’ENA d’Emmanuel Macron mais aussi des banquiers Marguerite Bérard (directrice de la banque commerciale en France de BNP Paribas) et Sébastien Proto, que certains imaginaient prendre la place de Frédéric Oudéa chez Société Générale, Nicolas Namias, a, en effet, effectué la majeure partie de sa carrière chez BPCE. Après un passage, au sortir de Science Po Paris et de l’ESSEC, à la direction générale du Trésor, au ministère de l’Economie et des Finances, à la préparation des sommets financiers internationaux tels que l’organisation des G8 et des G20, puis une expérience comme commissaire du gouvernement suppléant auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF), il rejoint BPCE en 2008. Il y débutera en qualité de directeur du pilotage de la banque de proximité et assurance.

Deux ans plus tard, il cédera une nouvelle fois aux sirènes de la sphère publique en intégrant le cabinet de Jean-Marc Ayrault, à Matignon, à la suite de l’élection de François Hollande à la présidence de la République en 2012. Il sera alors nommé conseiller technique en charge du financement de l’économie, des entreprises et des affaires économiques internationales. Il signe son retour chez BPCE, en 2014, en devenant directeur de la stratégie puis directeur financier de Natixis. A ce titre, il intégrera le comité de direction générale avant d’entrer au directoire, quatre ans plus tard d’abord chargé des finances puis de la stratégie. Il avait été promu, en août 2020, directeur général de Natixis.

 

La pépite Natixis IM

 

A ce poste, il avait notamment eu à gérer la séparation avec le fonds H20 (officialisée depuis mars dernier avec la cession de 26,61% du capital), à la suite d’investissements douteux de ce dernier. C’est également lui qui a retiré Natixis de la cote l’année dernière et l’a réintégré à BPCE. S’il héritera, en décembre prochain, d’un groupe solide, l’année 2021 ayant été record, les défis qui l’attendent sont cependant nombreux.

Parmi ceux-ci, figure l’avenir de Natixis et notamment de Natixis Investment Managers, la pépite du groupe aux 1 107 milliards d’euros d’actifs sous gestion et dont la cession à Axa Investment Managers avait un temps été envisagée. Celle-ci pourrait rapidement être cotée en Bourse, à l’instar de ce que le Crédit Agricole et Société Générale avaient fait avec Amundi, pour un faire un vrai leader européen.

Par ailleurs, Nicolas Namias aura également à se concentrer sur l’activité de banque de financement et d’investissement du "nouveau Natixis" pour la rendre solide et rentable et capable d’intégrer le top trois des banques françaises en la matière.

 

Convaincre le terrain

 

Seule petite ombre au tableau, Nicolas Namias n’a connu que les hautes sphères du groupe BPCE. A l’inverse de l’autre potentiel prétendant à la succession de Laurent Mignon, Daniel Karyotis, directeur général de la Banque populaire Rhône-Alpes, il ne connaît pas vraiment le terrain, n’ayant jamais piloté de banque au niveau régional. Or, pour mémoire, le groupe a la particularité de reposer sur un système très décentralisé avec des marques fortes telles que Banque Populaire d’un côté et Caisse d’Epargne de l’autre. Il aura donc à acquérir une certaine légitimité auprès du large maillage territorial de BPCE, sans pour autant se laisser piéger par les affrontements politiques entre les deux entités.

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