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Banques / BPCE / Natixis / Natixis CIB / natixis im / Nicolas Namias / Publication des résultats

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BPCE / Natixis / Natixis CIB / natixis im / Nicolas Namias / Publication des résultats

Chez BPCE, prudence est le maître-mot / La hausse des taux "pincera" les marges en 2023

Le groupe mutualiste a publié des résultats stables en comparaison à une excellente année 2021. Des résultats solides, souligne le nouveau président du directoire de BPCE Nicolas Namias, nécessaires pour affronter une année 2023 qui se voudra être "une phase transitoire".
BPCE (©Xavier POPY/REA)
BPCE (©Xavier POPY/REA)

"La solidité sera le thème de nos résultats", soutient Nicolas Namias, à l'occasion de sa première conférence de presse pour résultats annuels en tant que président du directoire de BPCE. Solidité et stabilité, surtout, puisqu’au titre de 2022, le groupe bancaire a enregistré un produit net bancaire (PNB, chiffre d’affaires dans le secteur) de 25,7 milliards d’euros, tout comme en 2021.

La croissance des taux, l’inflation et la baisse des valorisations d’actifs ont pourtant participé à produire un contexte défavorable à l’activité bancaire. "On est sur un métier de stock, le contexte produira pleinement ses effets surtout en 2023", prévient le président. Dans cet environnement inflationniste défavorable, BPCE se félicite d’avoir contenu la croissance de ses charges, elles-aussi stables en comparaison à l’année précédente.

Moins de stabilité, en revanche, du côté du coût du risque qui s’est, lui, apprécié de 12% sur 2022. "Ce qui est intéressant", nuance Nicolas Namias, "c’est que ce n’est pas sur le risque avéré mais sur le risque prospectif que se matérialise cette croissance. Par prudence, [quant au risque de défaut des clients], nous y avons doublé les dotations".

En intégrant une multiplication par deux de ces coûts, le résultat net, part du groupe, se maintient aussi au niveau de l’année précédente, à 4 milliards d’euros.

Quant au ratio de fonds propres durs, synonyme de solvabilité financière, il est à 15,1% "très au-delà des exigences réglementaires", souligne le patron de la banque mutualiste.

 

Un pincement des marges à prévoir

 

Concernant les deux métiers du groupe, leurs dynamiques sont différentes. La Banque de Proximité et Assurance, caractérisée par les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne, a vu son PNB progresser de 2% en 2022. Le segment, "cœur historique de notre activité", rappelle Nicolas Namias, a permis à BPCE de conquérir 150 000 nouveaux clients au travers de la Caisse d’Epargne. Sur la question de la hausse des taux d’intérêt, et notamment sur celui du Livret A passé à 3% le 1er février 2023, elle aura bien un effet de "pincement" sur les marges : la hausse des taux de crédit se faisant ressentir bien plus lentement que la progression de la charge du livret réglementé au passif. "Plus on finance l’économie et nos territoires et plus on est exposés. Et plus on est exposés, plus les marges baissent", indique Nicolas Namias.

L’autre métier de BPCE, ou le Global Financial Services (GFS) incarné par Natixis et comprenant la gestion d’actifs (Natixis IM) et la gestion de grande clientèle (Natixis CIB), a quant à lui vu son PNB reculer de 6%. En cause, les activités IM qui ont marqué le pas (-14%), la gestion d’actifs ayant été pénalisée par le recul des valorisations. Du côté de la banque de grande clientèle, l’année a été plus dynamique avec une progression de 2% de son PNB.

"C’est une tradition qui peut décevoir", admet le président de BPCE, "mais nous ne donnons pas vraiment de perspectives pour 2023". La direction indique tout de même que l’année prochaine sera une "phase transitoire" et que le contexte économique s’y matérialisera pleinement alors. Les résultats seront marqués par lesdits pincements des marges.

"Mais BPCE est particulièrement serein", assure Nicolas Namias. "Nous ne subissons ni de coups ni d’à-coups. La prudence, c’est notre constance", conclut-il.

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