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Entreprises / Actions / Goldman Sachs / Morgan Stanley / banque d'investissement / gestion de patrimoine / David Solomon / James Gorman

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Goldman Sachs / Morgan Stanley / banque d'investissement / gestion de patrimoine / David Solomon / James Gorman

Les bénéfices de Goldman Sachs dégringolent / Morgan Stanley sauvé par la gestion de patrimoine

Goldman Sachs a vu ses résultats plonger au quatrième trimestre 2022. La firme a été touchée de plein fouet par la chute des activités de banque d’investissement, tandis que Morgan Stanley a pu compter sur la solidité de sa gestion de patrimoine pour tirer son épingle du jeu.
Goldman Sachs subit la crise de plein fouet - Rafael Henrique / SOPA Images/ZU
Goldman Sachs subit la crise de plein fouet - Rafael Henrique / SOPA Images/ZU

Entre "Main Street" et "Wall Street", l'économie réelle et les marchés, les banques américaines n’ont pas toutes vécu le même quatrième trimestre 2022. Les résultats publiés vendredi dernier par JPMorgan Chase, Wells Fargo, Bank of America et Citigroup avaient déjà montré des disparités notables. Ceux dévoilés ce mardi par Goldman Sachs et Morgan Stanley ont d’autant plus fait ressortir les différences que le secteur est confronté à de forts vents contraires.  

Si les premières ont pu afficher des progressions à deux chiffres en glissement annuel de leurs revenus nets d’intérêt, profitant du durcissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), les activités de prêts n’ont en revanche pas pesé bien lourd dans ceux des secondes. Morgan Stanley, par exemple ne dispose pas d'un important portefeuille de prêts susceptible de bénéficier de taux plus élevés. 

 

La banque d’investissement en chute libre

 

De son côté, Goldman a bien essayé au cours de ces dernières années de se lancer dans les services bancaires aux particuliers avec sa marque Marcus, en proposant des comptes d'épargne, des prêts personnels et des cartes de crédit pour le grand public. Mais la banque a récemment mis le holà à ces développements par trop déficitaires.

Dans le même temps, la banque dirigée par David Solomon a subi de plein fouet le retournement des activités de banque d’investissement. Les fusions et acquisitions ont plongé en 2022. La hausse des taux d'intérêt, la guerre de la Russie en Ukraine et les craintes d'une récession imminente ont conduit nombre d’entreprises à reporter leurs projets d’introduction en Bourse ou d’acquisitions. Goldman Sachs a ainsi fait état mardi d’une chute de 48% de ses honoraires de banque d’investissement.

La baisse n’est pas pire que celle subie par Morgan Stanley, dont les commissions ont chuté de 49%, tombant à 1,25 milliard de dollars, et Goldman Sachs ferait presque preuve d’une meilleure résistance dans ce domaine comparée à JPMorgan (-58% à 1,47 milliard de dollars), Citigroup (-56% à 728 millions de dollars), ou Bank of America (-54% à 1,07 milliard de dollars) dans ces mêmes activités.

 

La gestion de patrimoine comme amortisseur

 

Mais Goldman est plus dépendante des commissions sur les transactions que ses pairs comme JPMorgan Chase et Bank of America qui ont toutes deux d'importantes branches de services bancaires aux particuliers. De son côté, Morgan Stanley profite des efforts déployés par son PDG, James Gorman, pour mettre l’accent sur la gestion de patrimoine. Avec succès, puisque celles-ci ont représenté près de 45% des revenus de la banque en 2022.

Dans l'ensemble, Goldman a donc vu son bénéfice net plonger à 1,33 milliard de dollars au quatrième trimestre par rapport aux 3,94 milliards de dollars du quatrième trimestre 2021. Son produit net bancaire a reculé de 16% dans le même temps, pour s’établir à 10,59 milliards de dollars, en deçà des 10,76 milliards de dollars attendus par les analystes. Et Morgan Stanley a enregistré sur la même période un repli moins marqué de son bénéfice net, passé de 3,7 milliards de dollars à 2,24 milliards de dollars, soit 1,26 dollar par action, un peu au-dessus de la prévision de 1,25 dollar de Wall Street.

Le jugement du marché ne souffre pas d’ambiguïté. L’action Morgan Stanley affichait une forte hausse de 5,9% à 97,1 dollars mardi soir à la clôture, en tête du S&P 500, tandis que le titre Goldman Sachs reculait à l’inverse de 6,4% à 349,9 dollars et signait la plus forte baisse de l’indice Dow Jones.

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