WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Professions financières / JPMorgan / Morgan Stanley / Goldman Sachs / bank of america / Citigroup / Wells Fargo / M&A / fusions-acquisitions / banque d'investissement

Professions financières
JPMorgan / Morgan Stanley / Goldman Sachs / bank of america / Citigroup / Wells Fargo / M&A / fusions-acquisitions / banque d'investissement

Les banques américaines font feu de tout bois

Elles profitent du redémarrage de l’économie et de l’exceptionnelle activité dans les fusions-acquisitions et la hausse des Bourses.
Siege social de Morgan Stanley
Siege social de Morgan Stanley

Les grandes concurrentes de JPMorgan lui emboîtent le pas. Entre hier et aujourd’hui, pas moins de quatre mastodontes bancaires ont publié des résultats supérieurs aux attentes au troisième trimestre : Morgan Stanley, Bank of America, Citigroup et Goldman Sachs. Wells Fargo – quatrième établissement aux Etats-Unis rapporté à la taille du bilan mais plus discret dans les activités de BFI (banque de financement et d’investissement) et à l’étranger – affiche également des comptes en forte hausse.

La frénésie des transactions internationales a par exemple permis à Goldman Sachs d’augmenter son bénéfice net de 63% entre juillet et septembre, à un niveau exceptionnel de 5,28 milliards de dollars – ce qui représente 14,93 dollars par action, alors que les analystes anticipaient en moyenne 10,11 dollars, selon le consensus établi par Refinitiv. Son chiffre d’affaires a également dépassé haut la main les prévisions, puisqu’il a atteint 13,6 milliards de dollars (+26% sur un an), contre un consensus de 12,17 milliards.

Morgan Stanley, qui n’a pas d’activités de banque du quotidien (elle n’accorde pas de crédits aux ménages par exemple), a pleinement profité de l’insolente santé des marchés financiers, que ce soit en Bourse ou sous la forme d’opérations de fusions-acquisitions. Ainsi, les revenus générés par le conseil en M&A ont été multipliés par plus de 3,5 par rapport au troisième trimestre 2020, pour atteindre 1,27 milliard de dollars. Ce qui représente un record absolu pour Morgan Stanley. Les revenus tirés du trading sur les marchés actions ont progressé de 25% (à 2,88 milliards de dollars) – mais comme pour JPMorgan la veille, le trading sur les taux a souffert la comparaison avec une année 2020 exceptionnelle sur ce plan (-16% à 1,64 milliard de dollars). Au total, les revenus de la banque d’investissement ont bondi de 67% chez Morgan Stanley, pour atteindre 2,85 milliards de dollars. En conséquence, le résultat net du groupe a bondi de 36%, atteignant 3,71 milliards.

Globalement, l’ensemble des grands établissements américains, y compris les banques universelles, a largement profité de la vague de fusions-acquisitions et des opérations sur les marchés actions. Les revenus tirés de la banque d’investissement ont par exemple progressé de 23% chez Bank of America, dont +33% dans sa division Equities.

Mais comme JPMorgan, Citigroup a également libéré des provisions pour créances douteuses (pour un montant de 1,16 milliard de dollars), ce qui lui a permis de dégager un surplus de bénéfices. Ainsi, son résultat net a progressé de 48% entre les mois de juillet et septembre (à 4,6 milliards de dollars), alors que ses revenus ont reculé de 1%, à 17,2 milliards. De même, Bank of America a réduit ses provisions de 1,1 milliard de dollars, permettant au coût du risque d’afficher un solde positif de 624 millions. Son bénéfice net a progressé de 57%, à 7,7 milliards.

Pour couronner le tout, les banques aux activités de détail n’ont pas autant souffert que craint de la faiblesse persistante des taux, qui exerce une pression à la baisse sur les marges d’intérêts des établissements de crédit. Le revenu d’intérêt net a par exemple progressé de 10% chez Bank of America, atteignant 11,09 milliards de dollars. Mercredi, JPMorgan a également publié une hausse de son activité de crédit. C’est un signe supplémentaire de la reprise économique mondiale, qui pousse ménages et entreprises à financer leurs projets.

Portée par la hausse insolente des marchés, la gestion d’actifs et/ou de fortune est un autre gagnant de la reprise. Chez Morgan Stanley par exemple, les revenus de cette activité ont crû de plus de 27%, tutoyant les 6 milliards de dollars.

Les investisseurs restent toutefois prudents et les actions de ces différents groupes bancaires ne se sont pas envolées. En effet, le danger est à craindre pour demain, avec la perspective de normalisation des politiques monétaires et de hausse des taux directeurs à travers les principales économies mondiales.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article