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LVMH / Bernard Arnault / luxe / Louis Vuitton / Michael Burke / Christian Dior Couture / Christian Dior
LVMH signe une année 2022 record / Les ventes de Louis Vuitton ont franchi les 20 milliards d’euros
"Dans les périodes difficiles, le groupe LVMH gagne des parts de marché et progresse". Bernard Arnault, le président-directeur général du leader mondial du luxe présentait jeudi les résultats annuels de l’entreprise pour la première fois depuis deux ans. Des résultats qui se sont avérés une nouvelle fois records, avec des ventes dépassant les 79 milliards d’euros et un résultat opérationnel courant de plus de 21 milliards d’euros, tout deux en croissance de 23%.
La désirabilité des marques du leader mondial du luxe reste une constante. Elle s’exerce en toutes circonstances, dans toutes les configurations de marché. Le chiffre d’affaires de 22,7 milliards d’euros annoncé jeudi par LVMH au titre du seul quatrième trimestre 2022 s’est inscrit en croissance organique 9%. En décélération après les 23% de croissance du premier trimestre, suivis par les 19% de hausse des deuxième et troisième trimestres. Mais une décélération attendue, et finalement moindre qu’anticipé. Le consensus des analystes financiers répertoriés par FactSet tablait sur 22,4 milliards d’euros et une croissance organique de 7,8%.
En comparaison, le ralentissement subi par le suisse Richemont et le britannique Burberry, qui ont tout récemment publié leur rapport trimestriel, s’est avéré plus net. Sur la période d’octobre à décembre 2022, ils ont vu leur croissance organique limitée à 5% et 1% respectivement.
Croissance dans toutes les divisions
Le secteur du luxe dans son ensemble reprend son souffle après sa forte expansion post-Covid et sous l’effet d’une Chine toujours affectée par la pandémie en dépit de la levée des restrictions à la fin du quatrième trimestre. La moindre croissance de ses acteurs sur le trimestre écoulé peut ainsi s’expliquer par une base de comparaison élevée et des répercussions des restrictions sanitaires sur la demande en Chine.
Dans ce contexte, le groupe aux 75 maisons de luxe dirigé par Bernard Arnault a enregistré une croissance robuste de toutes ses divisions. La Mode et Maroquinerie en particulier, la division phare, a réalisé une croissance organique de 10% au quatrième trimestre, à 10,8 milliards d’euros, celle de la branche Montres & Joaillerie s’est établie à 3%, les Vins et Spiritueux ont progressé de 4%, les Parfums et Cosmétiques de 5% et la Distribution Sélective de 12%.
Sur l’ensemble de l’année, le chiffre d’affaires de l’entreprise s’est donc élevé à 79,2 milliards d’euros précisément, au-delà des 78,8 milliards d’euros anticipés par les analystes. Avec, "une performance remarquable de l’activité Mode et Maroquinerie, en particulier de Louis Vuitton, Christian Dior, Celine, Fendi, Loro Piana, Loewe et Marc Jacobs qui gagnent partout des parts de marché et atteignent des niveaux records de ventes et de résultats", a souligné LVMH. Avec aussi un événement important, le franchissement par Louis Vuitton des 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
Si le groupe ne révèle jamais les ventes de sa marque emblématique, il signale en revanche le franchissement d’étapes majeures comme celle-ci. L’occasion de souligner "la performance tout à fait extraordinaire de son dirigeant, Michael Burke, qui depuis dix ans a dirigé Louis Vuitton et l’a porté à ce niveau d’exception", a salué Bernard Arnault.
"Supériorité artistique"
"La plus grande division du groupe, la Mode et la Maroquinerie, a enregistré une hausse de 20 % de son chiffre d'affaires, ce qui constitue un record", observe Sophie Lund-Yates, analyste de Hargreaves Lansdown. Bien sûr, cela s’explique en grande partie par la très grande fiabilité de la clientèle des produits du groupe, les personnes les plus fortunées étant les moins sensibles aux soubresauts économiques, tandis que l’inflation ne modifie par leurs habitudes de consommation.
Mais justement, "c’est là que réside la véritable force de LVMH. Ses clients sont peut-être résilients, mais les marques Louis Vuitton et Christian Dior ont bénéficié d'une véritable supériorité artistique au cours des derniers trimestres", souligne l’analyste.
Dans le même temps, la deuxième plus grande division, la Distribution sélective a vu ses ventes bondir de 17 %, portées par un fort rebond des magasins Sephora. Les Parfums et Cosmétiques ont enregistré une progression de 10%, l'activité Montres et Joaillerie a crû de 12%, et les Vins et Spiritueux de 11%.
En termes de bénéfices, le résultat opérationnel de l’année 2022 s’est établi à 21,1 milliards d’euros, sa croissance de 23% identique à celle du chiffre d’affaires permettant à la marge opérationnelle courante d’égaler son niveau de 26,7% atteint en 2021. Et le résultat net a atteint 14,1 milliards d'euros, en croissance de 17% par rapport à 2021.
Comme à son habitude, LVMH a indiqué "aborder la nouvelle année avec confiance" en se fixant "l’objectif d’accentuer encore son avance sur le marché mondial du luxe". Et d’ores et déjà, le mois de janvier a "bien commencé". En plus de la réactivité de ses équipes et de la bonne répartition entre ses différents métiers et les zones géographiques où se situent ses clients, le groupe profitera cette année de la réouverture des frontières en Chine.
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