WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Macro-économie / Taux / Fonds monétaire international / Prévisions / croissance mondiale

Macro-économie / Taux
Fonds monétaire international / Prévisions / croissance mondiale

Le Fonds monétaire international plus optimiste pour 2023 / Aucun grand pays de la zone euro ne connaîtrait de contraction économique

L’institution de Washington a révisé à la hausse de 0,2 point sa prévision de croissance pour l’économie mondiale en raison d’une meilleure résistance que prévu de l’activité. Un seul membre du G7 devrait connaître un recul de son Produit intérieur brut sur l’ensemble de l’année.
Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international - Liu Jie/XINHUA-REA
Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international - Liu Jie/XINHUA-REA

Sa directrice générale avait affiché un moindre pessimisme plutôt remarqué à Davos et le diagnostic qu’il vient de rendre public va logiquement dans ce sens. Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé réviser à la hausse sa prévision de croissance pour le Produit intérieur brut (PIB) mondial en 2023. Il s’attend désormais à ce que sa progression atteigne 2,9 %, contre 2,7 % en octobre dernier (après 3,4 % en 2022).

La croissance économique s’est avérée étonnamment résistante au troisième trimestre de l’année dernière, grâce à la vigueur des marchés du travail, à la robustesse de la consommation des ménages et des investissements des entreprises, et à une adaptation meilleure que prévu à la crise énergétique en Europe", a fait valoir Pierre-Olivier Gourinchas, chef économiste de l’institution de Washington.

Les bonnes nouvelles sont aussi de mise sur le front de la dynamique des prix à la consommation. "L’inflation globale est désormais en baisse dans la plupart des pays, même si l’inflation sous-jacente, qui exclut les prix plus volatils de l’énergie et des denrées alimentaires, doit encore atteindre un pic dans de nombreuses économies", a indiqué le chef économiste.

En conséquence de quoi, l’ensemble des économies avancées voient leur croissance être revue à la hausse de 0,1 point. Les États-Unis devraient croître de 1,4 % contre 0,7 % pour la zone euro (soit respectivement 0,4 et 0,2 point de plus qu’escompté). Au sein de cette dernière, si le FMI n’a pas modifié son appréciation de la situation économique à venir concernant la France (0,7 % attendu), c’est tout autre chose pour l’Allemagne et l’Italie qui devraient finalement ne pas enregistrer de contraction sur l’ensemble de l’année 2023.

Les PIB ultra-rhénan et italien devraient progresser respectivement de 0,1 % et 0,6 % (contre des baisses de 0,3 % et 0,2 % précédemment). Dans le détail, l’amélioration des perspectives en zone euro reflète "les effets de l’accélération du relèvement des taux par la Banque centrale européenne et de l’érosion des revenus réels, compensés par les effets de report des résultats de 2022, la baisse des prix de gros de l’énergie et les annonces supplémentaires de soutien budgétaire au pouvoir d’achat par un contrôle des prix de l’énergie et des transferts au comptant", précise le Fonds.

Au sein du G7, seul le Royaume-Uni devrait enregistrer un recul de son PIB en 2023 (-0,6 %) en raison "du durcissement des politiques budgétaires et monétaires et des conditions financières, ainsi que des prix de détail encore élevés de l’énergie qui plombent le budget des ménages", a justifié le FMI.

Cette réévaluation des perspectives concerne aussi les pays émergents et en développement. L’institution de Washington a revu à la hausse de 0,3 point sa prévision de croissance (4 %), notamment du fait de la réouverture de l’économie chinoise, pour qui elle anticipe une hausse de 5,2 % du PIB. Aux côtés de l’Inde, la Chine devrait représenter la moitié de la croissance mondiale cette année, contre seulement 10 % pour les États-Unis et la zone euro réunis.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article