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Kaufman & Broad / Publication des résultats / résultats annuels / Immobilier / Promoteur / Taux / Austerlitz
Kaufman & Broad est prêt à affronter 2023 / Une attention particulière aux taux d'usure
Kaufman & Broad peut compter sur des fondations solides pour affronter un nouvel exercice qui se promet plus poussif. Le promoteur immobilier a publié des résultats annuels en croissance au titre de 2022, en ligne avec des prévisions alors estimées prudentes par les analystes. Au menu : un chiffre d’affaires en croissance de près de 3 % à 1,31 milliard d’euros, une rentabilité préservée avec une marge brute stable à 17,4 %, un résultat opérationnel à 98,2 millions d’euros et un résultat net, part du groupe, en amélioration de 12 % à 49 millions d’euros.
Un rendement de plus de 8 %
" Faire du chiffre d’affaires dans notre métier, il n’y a pas plus facile. Notre stratégie c’est la rentabilité, la performance économique et maintenir un très bon retour sur investissement auprès de nos actionnaires", a souligné Nordine Hachemi, président-directeur général (PDG) du groupe lors de la présentation des résultats. Et les actionnaires du promoteur ont de quoi se réjouir : à la prochaine assemblée générale, un dividende de 2,40 euros par action leur sera proposé, à comparer à une rémunération de 1,95 euro en 2021. "Soit un rendement de plus de 8 %", pointe Florian Cariou, analyste en charge du dossier au sein du cabinet TP Icap Midcap.
Kaufman & Broad a donc navigué plutôt sereinement au cours d’une année 2022 qui n’a pourtant pas été porteuse de bonnes nouvelles pour le secteur immobilier. Du fait, notamment, de la remontée des taux. Mais sur laquelle le patron se veut rassurant, estimant que le niveau historique des taux n’a pas encore été atteint et que le marché fonctionnait bien lorsque l’argent se louait à 3 % ou 4 %. "Le sujet ne se situe pas ici", poursuit Nordine Hachemi, pour qui l’attention devrait être portée sur l’écart entre le taux d’usure et le taux effectif auquel les banques accordent des crédits à leurs clients. Un écart qui pousse les institutions financières à être davantage regardante avant d’accorder une créance : "L’essentiel des baisses des réservations [de logements, de -6 % en volume sur l’année] est lié à des refus de prêts", indique le PDG.
Austerlitz va porter ses fruits
Il y a le projet de rénovation de la gare d’Austerlitz, aussi, qui a pris du retard après que plusieurs associations militant pour la défense de l’environnement ont saisi la justice, contre X, pour détournement de fonds publics. En cause, non pas le promoteur, mais l’Agence française du développement (AFD), signataire des accords de Paris et acquéreur de 50 000 mètres carrés de bureaux à construire sur le site. Un choix réalisé au détriment de locaux déjà existants. A cet égard, la position du groupe est claire. Au sujet de la construction du nouveau siège social de Kaufman & Broad, Nordine Hachemi persiste et signe : " Construire, pour certains, est devenu un acte immoral. Alors que cela a toujours eu pour objectif d’améliorer l’environnement et la qualité de vie des hommes et de femmes qui utilisent nos constructions.", pointant notamment que le nouveau bâtiment consomme huit fois mois que le précédent. A la suite de la décision rendue par le Conseil d’Etat, en octobre, le permis de construire définitif a été accordé. Un objectif de neutralité carbone est visé pour la phase d’exploitation. Une partie du chiffre d’affaires sera reconnue dès le premier trimestre et 33 % des revenus liés au projet devraient être enregistrés pour 2023 (environ 300 millions d’euros).
Cap donc, sur le prochain exercice. Le groupe table sur un chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros. Une progression qui sera d’une moindre ampleur qu’anticipé par le cabinet TP Icap Midcap, qui estimait une prévision de 1,6 milliard d’euros. "Ce qui sous-entend un recul plus fort qu’anticipé sur l’activité hors Austerlitz (-9 % environ). La rentabilité sera tout de même au rendez-vous avec une marge attendue à 8 %, conforme à nos attentes.", ajoute Florian Cariou. De quoi peut-être rassurer les opérateurs, puisque le titre s’est affiché en légère baisse de 1,22 % à l’ouverture de la Bourse de Paris.
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