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Accor compte (enfin) redistribuer des dividendes / Une première depuis le début de la crise sanitaire

C’est officiel, la crise sanitaire est définitivement du passé pour le groupe hôtelier qui a vu son chiffre d’affaires progresser de plus de 90 % l’année dernière sur un an et son free cash-flow repasser au vert. De quoi permettre à Accor de redémarrer sa politique de retour aux actionnaires.
Jean-Jacques Morin, directeur financier et directeur général adjoint du groupe Accor (©Pascal SITTLER/REA)
Jean-Jacques Morin, directeur financier et directeur général adjoint du groupe Accor (©Pascal SITTLER/REA)

"2022 a clairement été une année de reprise très dynamique. Nos résultats retrouvent et même dépassent leurs niveaux d’avant pandémie. Rappelons-nous que l’année dernière, à la même époque, nous étions en plein variant Omicron", s’est félicité ce matin, Jean-Jacques Morin, directeur financier et directeur général adjoint du groupe Accor, lors d’une conférence de presse de présentation des résultats annuels du géant du tourisme.

La page Covid se tourne donc définitivement pour un secteur qui a particulièrement été impacté par les différents confinements imposés au niveau mondial depuis 2020. La liberté retrouvée des individus s’est traduite par un incroyable retour au voyage en 2022. "Les voyages dits domestiques sont de 15 % au-dessus du niveau prépandémique avec 15,8 milliards de nuitées à travers le monde tandis que les voyages internationaux rattrapent eux aussi rapidement leur niveau de 2019, tout en restant encore inférieur de 13 %. Mais la tendance devrait continuer à s’améliorer ", a fait remarquer Jean-Jacques Morin.

 

Retour aux années d’avant crise

 

Un engouement qui a profité à Accor. Son RevPar (revenu par chambre, équivalent du chiffre d’affaires pour le secteur) est en hausse de 2 % par rapport à 2019 et de 15 % pour le seul dernier trimestre. Le rebond du chiffre d’affaires est lui aussi spectaculaire : il s’élève à 4,224 milliards d’euros, soit une progression de 92 % en données publiées sur un an et de 4 % à périmètre et change constants par rapport à l’exercice 2019. L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) s’établit à 675 millions d’euros. "L’année dernière, nous étions pratiquement à zéro avec 22 millions d’euros. Ces 675 millions d’euros représentent, en outre, 5 % de mieux que la fourchette haute de notre dernière prévision donnée et révisée en octobre dernier grâce à une fin d’année très dynamique ", a souligné le directeur général adjoint. Le free cash-flow récurrent retrouve quant à lui des couleurs, à 373 millions d’euros contre -246 millions d’euros un an plus tôt. Enfin, la dette nette du groupe s’est réduite, passant de 1,844 milliard d’euros en 2021 à 1,658 milliard d’euros, " grâce à la cession de participation dans Ennismore et dans Huazhu", a précisé Jean-Jacques Morin.

 

Paris sera toujours Paris

 

Dans ces conditions plus que favorables, Accor, qui est aujourd’hui à la tête de 5445 hôtels et a passé le cap des 800 000 chambres dans 110 pays, a donc décidé de proposer, lors de sa prochaine assemblée générale du 17 mai prochain, la distribution d’un dividende total de 276 millions d’euros, soit 1,05 euro par action. Une première pour le groupe hôtelier depuis le début de la crise : "Ce sont des montants qui reviennent à des niveaux tout à fait comparables à ceux d’avant Covid. La politique de retour aux actionnaires est importante et nous avons bien l’intention de continuer en ce sens", a garanti le directeur financier.

Il faut dire que la ligne de métier HotelServices (redevances de management et de franchise et services aux propriétaires) a généré l’année dernière un chiffre d’affaires de 3,2 milliards d’euros, en croissance de 89 % sur un an à périmètre et change constants. Par région, L’Europe du Sud, à laquelle appartient la France, voit son RevPar dépasser de 12 % au dernier trimestre son niveau à la même période de 2019. "Le RevPar de la France est de 13 % au-dessus de 2019 au quatrième trimestre. Et Paris a été le principal moteur de cette performance avec le retour de la clientèle de loisir internationale ", a indiqué Jean-Jacques Morin. A noter que la région Inde, Afrique, Moyen-Orient et Turquie, a elle aussi connu une fin d’année très forte. "Le RevPar y est en hausse de 73 % au quatrième trimestre par rapport à la même période de 2019, tiré par la coupe du monde de football qui a profité non seulement au Qatar mais aussi à tous ses voisins, tels que Dubaï ou l’Arabie saoudite", a-t-il ajouté.

 

2023 meilleure que 2022

 

L’activité en Asie-Pacifique continue quant à elle sa reprise. "La région a été en retard pendant toute la période du Covid et reste encore négative. Nous avons un quatrième trimestre qui est à -6 % par rapport à 2019 mais la vitesse de progression est importante. Par ailleurs, la Chine a certes renoncé à sa politique zéro Covid mais nous n’en verrons les effets que cette année, sans compter que l’ouverture progressive des frontières aux voyageurs chinois va encore s’accélérer ", a précisé le directeur général adjoint.

Des perspectives qui donnent des ailes à Accor et qui pousse le groupe à bousculer un peu ses habitudes. Alors qu’il attend habituellement le premier trimestre pour annoncer ses prévisions annuelles, il a dévoilé ce matin ses attentes pour 2023. " Le RevPar pour 2023 sera entre 5 % et 9 % à périmètre et change constants sur un an ", a certifié Jean-Jacques Morin. Des estimations bien accueillies en Bourse, le titre Accor gagnait 1,40 % ce matin à 30,49 euros.

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