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Macro-économie / Taux / Crise sanitaire / Covid / Marchés financiers

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Crise sanitaire / Covid / Marchés financiers

coronavirus L'apparition d'un nouveau variant replonge le marché dans ses angoisses

CORONAVIRUS. Les secteurs qui avaient été frappés de plein fouet par les mesures de restriction en 2020 dégringolent en Bourse.
Euronext - Bourse - marchés - salle des marchés - surveillance room- IPO
Euronext - Bourse - marchés - salle des marchés - surveillance room- IPO

La vigoureuse reprise économique et la progression rapide des vaccinations dans le monde depuis le début de l'année ont pu donner le sentiment d'une sortie de crise rapide. Las, l'apparition d'un nouveau variant du Covid-19 (le B.1.1.529) décrit comme très contagieux et résistant aux vaccins - à nouveau en provenance d'Afrique du Sud - montre la fragilité de la reconquête.

La confirmation de la nouvelle hier a fait plonger ce matin les Bourses internationales et les secteurs les plus affectés sont ceux qui, comme l'année dernière, sont les plus exposés aux restrictions de déplacement et aux relations sociales physiques.

Le transport aérien se retrouve évidemment en première ligne. Le groupe de compagnies IAG (qui regroupe notamment British Airways et Iberia) et l'allemande Lufthansa perdaient autour de 11 % dans la matinée, tandis qu'Air France KLM reculait de 8 %. Secteurs connexes, les opérateurs d'aéroports étaient également touchés (ADP perdait plus de 6 %), de même que les entreprises de l'aéronautique (Airbus plongeait de 13 % et l'équipementier Safran près de 10 %). Les grands groupes dans le tourisme, très dépendants de la clientèle internationale, souffrent également (Accor perdait 10 % par exemple) et les centres commerciaux, qui ont été les derniers à bénéficier de l'abandon progressif des restrictions de déplacement, ont renoué avec la méfiance des investisseurs (Unibail-Rodamco-Westfield chutait de près de 14 %). Les groupes de restauration collective, comme Elior et Sodexo, en faisaient également les frais.

Plus indirectement, la peur d'une nouvelle vague de contaminations et de nouveaux confinements a fait sentir ses effets sur le marché des changes, faisant monter le yen, considéré comme une valeur refuge, tandis qu'elle pesait sur l'euro et le dollar. Le pétrole n'est pas en reste, puisqu'un regain de crise sanitaire aurait immanquablement des conséquences sur la demande d'or noir. Les contrats de janvier sur le Brent de mer du Nord et le WTI sur le Nymex se repliaient également. La baisse des rendements obligataires pèse, elle, sur les valeurs bancaires.

Le seul rayon de soleil réchauffe le secteur de la santé, évidemment aux premières loges pour lutter contre le variant. Les biotechs et leurs fournisseurs en profitent en Bourse, comme, en France, bioMérieux, Valneva, Eurofins Scientific ou encore Sartorius Stedim.

 

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