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L’Observatoire de l’inclusion bancaire souligne l’efficacité des dispositifs d’inclusion

Entreprises / Actions / Observatoire de l'inclusion bancaire / OIB / Rapport annuel / BCE / Fragilité financière / Crise sanitaire / Offre spécifique / Surrendetement

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Observatoire de l'inclusion bancaire / OIB / Rapport annuel / BCE / Fragilité financière / Crise sanitaire / Offre spécifique / Surrendetement

L’efficacité des dispositifs d’inclusion bancaire est saluée

L’Observatoire de l’inclusion bancaire (OIB) a publié le 17 juin son rapport annuel consacré à l’examen des indicateurs mesurant l’accès des ménages à un compte et aux services bancaires indispensables. Un rapport positif qui souligne les efforts et l’efficacité des dispositifs mis en place.
Banque de France
Banque de France

Les engagements pris par les banques ont porté leurs fruits : les frais bancaires payés par les clients en situation de fragilité financière ont reculé de 3% en 2020. Le rapport a donc souligné les effets très positifs de la mise en œuvre des mesures présentées fin 2019 par l’Observatoire de l'inclusion bancaire (OIB) ainsi que du décret du 20 juillet 2020, sur la détection des situations individuelles de fragilité. Dans le détail, le montant moyen annuel des frais bancaires versés par ces clients a reculé de sept euros, pour s'établir à 248 euros sur l'ensemble de l'année 2020, soit une baisse de 3% sur un an et de 18% sur deux ans, détaille l'Observatoire.

Sous la pression de l'Etat, les banques s'étaient engagées à limiter dès 2019 les frais d'incidents bancaires à 25 euros par mois pour les clients fragiles et à 20 euros par mois et 200 euros par an pour les clients bénéficiaires de l'offre spécifique, un service bancaire de base facturé trois euros mensuels maximum disponible depuis octobre 2014. Cette offre a longtemps été peu sollicitée, essentiellement en raison du peu de publicité fait par les banques. Mais la tendance commence à s'inverser sous la pression conjuguée du superviseur bancaire et de l'Etat ces dernières années pour mieux la promouvoir.

La crise a fait croître le nombre de clients fragiles

Ajoutons également que, à la suite de la crise sanitaire, les Français sortent progressivement d’une période de difficultés marquée par de fortes fragilités financières, ainsi qu’un risque d’isolement et d’exclusion pour beaucoup d’entre eux. L’action de l’OIB fut donc plus importante que jamais pour préserver l’accès aux services bancaires nécessaires à la vie quotidienne, mais aussi pour identifier, protéger et accompagner les personnes les plus touchées financièrement durant cette pandémie mondiale. On compte notamment 3,8 millions de clients fragiles au 31 décembre 2020, soit une augmentation de plus de 12% par rapport à l’année précédente et 59 995 nouvelles situations de surendettement. À cette date, ce sont ainsi 3,8 millions de particuliers qui bénéficiaient des mesures de protection attachées à cette détection.

“Portée par cette détection élargie, la diffusion de l’offre spécifique s’est poursuivie, pour bénéficier à près de 600 000 clients à la fin de l’année 2020. Le nombre de souscripteurs de cette offre a ainsi augmenté de 70% en trois ans, malgré une dynamique de nouvelles souscriptions légèrement affectée par la crise sanitaire (-17%). Les clients ayant souscrit à cette offre bénéficient d’un plafonnement encore plus favorable des frais d’incidents bancaires, certains réseaux ayant même décidé de les en exonérer totalement. Le montant moyen annuel de ces frais s’établit à 57 € en 2020, en baisse de 17% sur un an.” annonce l’OIB.

La Banque de France, engagée en faveur de l’inclusion financière, suit particulièrement l’évolution du nombre de dépôts de dossiers de surendettement avec les associations et les banques participant aux travaux de l’Observatoire. Elle a également mobilisé ses services pour préserver l’accès aux procédures de droit au compte, de traitement des situations de surendettement et plus globalement d’assistance de tous les citoyens qui ont un besoin d’information ou d’orientation en matière bancaire, financière ou d’assurance. Le nombre de dépôts de dossiers de surendettement qui a connu une baisse en 2020 (-25%) peut apparaître paradoxale mais traduit notamment la très forte mobilisation collective au profit des plus fragiles. À fin mai 2021, le nombre de dossiers de surendettement déposés reste en recul de près de 17 % par rapport aux cinq premiers mois de l’année 2019.

Le rapport souligne ainsi les efforts fournis par l’ensemble des acteurs pour assurer la continuité et l’efficacité des dispositifs d’inclusion pendant cette période de pandémie. La procédure de droit au compte est ainsi restée accessible même lors des périodes de confinement les plus strictes. Le déploiement de 250 nouveaux Points Conseil Budget en 2020 doit permettre aux établissements bancaires et aux réseaux associatifs de renforcer encore ce dialogue, par une approche partenariale de l’accompagnement des clients fragilisés.

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