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Les autorités françaises tentent de s’adapter aux changements de comportement d’épargne / L’émergence des produits durables apporte son lot de questions
L’inflation n’épargne personne, pas même la protection des épargnants. Nathalie Aufauvre, secrétaire générale de l’ACPR, n’a pas manqué de souligner, lors de la présentation annuelle pôle commun Assurance Banque Épargne de l’ACPR et de l’AMF, que "les attentes des épargnants ont évolué ainsi que les produits d’épargne ", lors de ces deux dernières années, tout particulièrement concernant les Français les plus jeunes.
Ce sont en effet près de 58 % des moins de 35 ans qui manifestent de l’intérêt pour les placements responsables, là où ils n’étaient que 53 % en 2021. Les équipes du pôle commun ont évoqué "un écart générationnel sur cette question", qui tient en partie au fait que sur le million de nouveaux investisseurs sur les marchés actions (entre 2020 et 2023) c’est près de 40 % d’entre eux qui ont moins de 35 ans.
Parer à tout
Une dynamique que semblent confirmer les chiffres du début d’année avec des nouveaux investisseurs qui sont 59 000 de plus, au premier trimestre 2024, que ceux du début d’année 2023. Même constat pour l’activité indicielle où il est noté une "hausse significative du nombre de nouveaux acheteurs d’ETF : 53 000 au premier trimestre 2024 vs 23 000 au premier trimestre 2023", autant de dynamiques influant sur les priorités du pôle commun.
On retrouve logiquement les travaux liés à la finance durable, qu’il s’agisse de la " transparence et [de la] prévention de l’éco-blanchiment" en tête des enjeux sur les pratiques commerciales. Les efforts conséquents sur la prévention ne suffiront en effet pas à juguler les risques naissants et grandissants. Parmi les priorités fixées pour les prochains mois figure la " concertation des autorités pour élaborer une définition de l’éco-blanchiment commune aux autorités de supervision européenne" ou encore la "clarification des normes techniques de SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation)".
Garder en tête
Ces nouvelles menaces ne font pas oublier au pôle commun ses priorités de protéger les intérêts des investisseurs. Un des combats en cours porte sur la " possibilité pour les distributeurs de percevoir des commissions qu’à la condition que cela ne porte pas atteinte au respect de leur obligation d’agir au mieux des intérêts de leurs clients", de la même façon il est question de la "mise en place d’un dispositif spécifique visant à améliorer la qualité des produits d’investissement proposés aux investisseurs européens (‘ value for money ‘) ".
Interrogée sur la question d’un éventuel report de l’application de Bâle 3 concernant les activités de trading des banques, Nathalie Aufauvre a rappelé que cette décision revenait à la Commission européenne. Elle a néanmoins précisé que "dans le cas où les autres grands pays ne seraient pas assez avancés sur la question, un report d’un an pourrait être décidé pouvant être prolongé d’un an". Une thématique sur laquelle François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, avait souligné récemment l’importance d’une application équitable de Bâle 3 partout.
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