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Automobile : 2021 sera pire que 2020 dans l’UE
Les craintes se confirment. A moins d’un rebond au mois de décembre, le marché automobile européen en 2021 sera équivalent ou inférieur à celui de l’année précédente, pourtant rendu catastrophique par la crise sanitaire.
Pour le cinquième mois consécutif, les immatriculations de véhicules particuliers neufs ont reculé en novembre, selon les statistiques de l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA). Elles ont baissé de 20,5% dans l’Union européenne pour atteindre 713 346 unités, soit son pire score depuis 1993 (le mois d’octobre était déjà le pire depuis 1990), et elle s’est repliée de 17,5% en Europe élargie (UE + Royaume-Uni + pays de l’AELE), à 864 119 véhicules, grâce à une légère croissance du marché britannique (+1,7%).
Cette nouvelle chute fait tomber l’évolution du marché depuis le 1er janvier dans le rouge pour la première fois cette année : au cours des onze premiers mois, les immatriculations ont reculé de 0,04% dans l’UE (à 8,9 millions de voitures) et maintiennent tout juste la tête hors de l’eau dans l’Europe élargie (+0,8% à près de 10,25 millions), toujours grâce à la contribution positive du Royaume-Uni (+2,7%). Mais l’explosion du nombre de contaminations outre-Manche en décembre pourrait décourager certains acheteurs britanniques et faire également flancher le marché sur l’ensemble du Vieux continent en 2021.
Dans l’UE, trois des quatre premiers marchés européens affichent de très fortes baisses, en particulier le premier, l’Allemagne : les immatriculations y chutent de près de 32%. Suivent l’Italie (-25%) et l’Espagne (-12%), tandis que la France sauve à peine la mise (-3,2%).
C'est évidemment la pénurie de semi-conducteurs qui est la cause première de la faiblesse de la demande, qui ne peut être satisfaite par les constructeurs. Les listes d’attente s’allongent.
Mais il serait trop facile de n’y voir que cette cause – même si c’est la principale. En effet, l’offre croissante des constructeurs dans les motorisations électriques, sous la pression de la réglementation et d’une partie de l’opinion publique, renchérit le prix moyen des véhicules, également poussé vers le haut par l’inflation de nombreuses matières premières et par les goulots d’étranglement logistiques liés à l’explosion de la demande depuis la réouverture du commerce mondial. De quoi encourager les consommateurs plus modestes à décaler leur achat dans le temps.
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