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Macro-économie / Taux / Automobile / vente / voitures électriques / immatriculations

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Automobile / vente / voitures électriques / immatriculations

Le marché automobile français ne se sort pas de son marasme

Les très faibles immatriculations de l'année 2020 ont longtemps fait espérer qu'un fort effet rattrapage se reproduise en 2021. Les différents acteurs de la filière automobile ne doivent en définitive se contenter que d'une infime hausse des ventes, la crise sanitaire et la pénurie de semi-conducteurs ayant paralysé le marché.
Usine Toyota dans le nord de la France. FRANCOIS LO PRESTI / AFP
Usine Toyota dans le nord de la France. FRANCOIS LO PRESTI / AFP

La filière automobile française espérait qu’avec 2021 sonnait également la fin des difficultés rencontrées avec la pandémie. Malheureusement, l’effet conjugué de la crise sanitaire et de la pénurie de semi-conducteurs ont conduit à brider la production dans des proportions jamais rencontrées auparavant. Lors de l’année qui vient de s’achever, les immatriculations n'ont représenté que 74,9 % du total de celles enregistrées en 2019 - avant la crise - et n’ont augmenté que de 0,5 % par rapport à 2020. La congestion des chaînes de fabrication n’a cessé de ralentir le marché automobile français à partir de juin 2021, décembre fut ensuite le septième mois consécutif à connaître une baisse du nombre d’immatriculations.

Pourtant jusqu’à la fin du mois de mai tous les voyants verts étaient au vert pour une filière qui connaissait jusqu'alors une progression supérieure à 50 % avant de voir les chiffres se dégrader mois après mois et les estimations de productions sans cesse être revues à la baisse. Dans un communiqué de ce samedi, AAA DATA - spécialiste de la donnée augmentée - estime que le nombre de ventes perdues cette année "dépasse les 555 000 unités ". Un constat qui se retrouve dans les chiffres du mois de décembre qui voyaient une baisse de 15,1 % en glissement annuel du nombre de voitures particulières neuves immatriculées. Une donne qui se retrouve dans la totalité des différents chiffres mensuels puisque les ventes en société sont également en baisse de 16,5 %, celles auprès des particuliers le sont également en retrait de 10,4 % et le canal des ventes aux loueurs longue durée est aussi en baisse de 7,1 %.

Le marasme actuel du secteur automobile ne semble toutefois pas entraver les profondes transformations qu’il connaît depuis plusieurs années. Notamment la baisse de la part des particuliers dans les achats de voitures neuves : selon AAA DATA ils en représentaient 67 % en 2009 contre 46 % désormais - ils sont remplacés par les loueurs longue durée ainsi que les sociétés. De la même façon, les SUV ont gagné presque 40 points de part de marché depuis 2009 (passant de 6 % à 44,9 %) et les ventes de véhicules électriques sont passées du néant ou presque à 15 % du marché. En revanche, les énormes freins à la production ont bel et bien fait battre des records au marché de l’occasion qui dépasse le seuil historique des 6 millions de véhicules vendus. Il sera intéressant de voir si les Français ont eu recours à ce marché uniquement pour des raisons d’une offre de véhicules restreints ou bien également par le choix d’y consacrer un budget moins important.

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