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L’industrie automobile en France a du mal à passer la première

D’après la Plateforme Automobile, l’industrie automobile française tarde à sortir la tête de l’eau depuis la grave crise d'origine sanitaire de l’an passé. Les immatriculations de véhicules légers sont en baisse par rapport à l’année 2019.

Le marché automobile français continue de souffrir. Selon les chiffres de la Plateforme Automobile (PFA) publiés hier, les immatriculations de voitures en France en août 2021 comme depuis le début de l'année sont en net recul par rapport à 2019. La PFA, qui réunit l'ensemble de la filière automobile en France, considère en effet 2019 comme l'année de référence plutôt que 2020, au vu du caractère atypique de cette dernière avec ses périodes de confinements.

Le marché a subi une baisse de 20,39 % des immatriculations de véhicules légers (voitures particulières - VP - et véhicules utilitaires légers - VUL) lors des huit premiers mois de 2021 sur deux ans glissants. Tendance largement tirée par les voitures particulières, en net repli de près 23 %. Les véhicules utilitaires observant un repli plus léger, de l’ordre de 7,27 % - une différence en faveur des VUL qui s'observe plus ou moins fortement depuis l'année dernière. "Le marché n'a pas du tout l'air de se relever par rapport à ce qu'on pouvait penser" , a déclaré à l’AFP François Roudier, le responsable de la communication de la PFA.

Sont notamment mis en cause la pénurie de semi-conducteurs, qui a conduit à des suspensions de production, et les effets sur le long terme des fermetures d’usines liées aux confinements l’année passée. L’appareil productif peine depuis à retrouver sa pleine puissance et à satisfaire la demande de véhicules. Cette insuffisance de l’offre d’automobiles revêt un caractère préoccupant quand certains fabricants font état d’un retour à la normale de l’approvisionnement de semi-conducteurs uniquement à l’horizon 2023.

Au vu de la situation de la filière actuellement, le plan de relance de près de 8 milliards qui a profité à l’industrie automobile depuis l’été dernier revêt un caractère salvateur. Les déclarations de Luc Chatel, président de la plateforme automobile, au micro de France Info en mai 2020 prennent tout leur sens puisque "la gravité de la situation" alors évoquée a nécessité une mise sous perfusion sans précédent de la filière - sans que cette manne financière suffise à sortir l’industrie automobile de son marasme. Elle a permis de préserver l'appareil industriel de la filière, qui attend désormais de vivre un regain de la croissance des ventes. 

En toile de fond, l’industrie automobile fait face à une pression de plus en plus forte pour prendre le virage du renouvelable, de la conduite autonome et de la numérisation, trois "méga-tendances" qui nécessitent de lourds investissements. François Roudier estime qu’"on est sur un marché 2021 qui est à peu près au niveau de 2013-2014", époque où les immatriculations d'automobile étaient au plus bas depuis longtemps. Ce qui n'offre pas les plus grandes garanties quant à la capacité du secteur à prendre ce virage sereinement. Le service de communication de la Plateforme Automobile n'a pas été en mesure de répondre à nos questions.

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